Grèce : « On n'avait pas vu ça en Grèce depuis l'Occupation » - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 20/02/2013 à 17h10 par Jacky.


GRÈCE : « ON N'AVAIT PAS VU ÇA EN GRÈCE DEPUIS L'OCCUPATION »

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Grèce : « On n'avait pas vu ça en Grèce depuis l'Occupation »

 

La famine en Grèce. Qui aurait pu le croire. Les conséquences de l'austérité sont inimaginables. Un peuple saigné à blanc par les politiques au nom de la finance.

Article de « Libération » :

Menacés par la famine, comme pendant la Seconde Guerre mondiale, les Grecs ont l'impression de replonger dans la dictature. Economique, cette fois.

Par Maria Malagardis Envoyée spéciale à Athènes

Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d'Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore ? « Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux», soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie «de gérer la foule ». L'ambiance est tendue quand les grilles s'ouvrent enfin, et qu'une longue cohorte se forme jusqu'au stand où l'on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.

Certains tentent de doubler, d'autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu'une demi-heure. Et tant pis pour les retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s'accrochent à leur repas qu'ils avalent rapidement assis dans la cour.

Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu'à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d'entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu'on les aborde. « Ils ont honte », confie Sotiris, 55 ans, qui s'est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. « Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu'un an», rappelle-t-il.

Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. « Que va-t-on devenir ? Je n'ai plus d'argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir », s'affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : « Juste pour un café. J'en ai oublié le goût. »

Années fastes. En Grèce, on les appelle les «néopauvres», ou encore les «SDF avec iPhone» : des salariés virés d'une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures d'austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes.

Qui ne sont pas si loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l'annonce coup de tonnerre d'un déficit budgétaire record de 12,7% du PIB fin 2009 ont fait s'effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

Premier pays « dégradé » d'Europe, la Grèce est aujourd'hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par «Merkozy», comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à Bruxelles.

Mais les plans d'austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de 25% et la faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

«J'ai commencé à m'inquiéter lorsqu'en consultation j'ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille», raconte Nikita Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde.

Il y a une dizaine d'années, l'ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l'afflux aussi soudain que massif d'immigrés clandestins sans ressources. « Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n'ont plus droit à l'hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s'interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu'où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne vivent qu'à trois heures d'avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ? »

Diktats. Jeudi, une scène insolite s'est déroulée au coeur d'Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à 83 km de la capitale, distribuent 50 tonnes de patates et d'oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l'émeute.

(...)

 

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Un article de blogapares.com, relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Rédaction blogapares.com

Source : www.blogapares.com