Gestion des pêcheries sénégalaises. Les communautés s'engagent - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/08/2011 à 17h18 par Kannie.


GESTION DES PÊCHERIES SÉNÉGALAISES. LES COMMUNAUTÉS S'ENGAGENT

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Gestion des pêcheries sénégalaises. Les communautés s'engagent

 

Face à la raréfaction des ressources halieutiques, les communautés de pêcheurs du Sénégal tentent de prendre le taureau par les cornes. A Ngaparou comme un peu partout le long des côtes sénégalaises, des initiatives de cogestion naissent.

Abdoulaye Ndiaye a du mal à cacher sa joie. Du haut du balcon de l'immense bâtisse qui fait office de maison du pêcheur, il observe le grand arc formé par une centaine de pirogues venues pêcher aux abords de l'aire marine communautaire. «Depuis que nous avons eu l'initiative de fermer cette partie de la mer à toute activité de pêche, la ressource s'est bien régénérée et maintenant les pêcheurs viennent de tout le Sénégal pour en tirer profit», informe l'homme par ailleurs Secrétaire général du comite local de pêche (CLP) de Ngaparou.

L'histoire de l'aire marine communautaire de Ngaparou fait partie de celle qu'on raconte d'un seul trait. Elle démarre en 2009 lorsque, confrontées à la dégradation massive de leurs ressources halieutiques, les communautés de pêcheurs de Ngaparou, une bourgade située à une quarantaine de km de Dakar où la pêche s'exerce 12 mois sur 12, décident de préserver leur environnement marin.

Par consensus, ils décident de fermer une zone marine de 12km sur 3,5km est à toute activité de pêche. «Au début, on n'était pas bien compris par les pêcheurs, surtout étrangers. Il a fallu se battre et montrer notre détermination pour que la décision soit acceptée par tous», déclare Abdoulaye.

Apres deux années d'existence seulement, l'initiative de Ngaparou commence à porter ses fruits. La zone est devenue incontournable pour les pêcheurs de la région. «Avant, les pêcheurs étaient obligés de faire des distances énormes pour trouver du poisson. Mais maintenant ils n'ont qu'à placer leurs filets tout autour de l'aire marine pour remplir leur pirogue», raconte un pêcheur.

A l'origine de la raréfaction, la surpêche

A Ngaparou comme un peu partout au Sénégal, la surpêche est reconnue comme le principal facteur de la diminution des ressources halieutiques. Baba Ndiaye, chef de poste du service des pêches de Ngaparou témoigne : «En 1990, Ngaparou ne comptait qu'une cinquantaine de pirogues motorisées. Aujourd'hui, on en recense 170».

Un chiffre qui peut atteindre prés de 300 en période de grande campagne (juin à octobre) avec l'arrivée des pêcheurs migrants.

Pendant cette période de grande affluence, pageots, espadons et poulpes constituent les espèces les plus recherchées. Les débarquements peuvent alors atteindre 200 tonnes/mois.

Au vu de l'augmentation du nombre de pirogues à Ngaparou, le visiteur serait tenté de croire à un bon développement de la pêche dans la zone, au moment ou tous les signaux sont au rouge. Baba Ndiaye explique : «les ¾ des nouvelles pirogues recensées ici ne proviennent pas des activités de pêche. Beaucoup de familles ont vendu leurs terres cultivables pour investir dans la pêche avec l'achat de nouvelles pirogues».

Eveil des consciences

L'exemple de Ngaparou n'est pas un cas isole. Face à la raréfaction des ressources halieutiques, les communautés de pêcheurs du Sénégal tentent de prendre le taureau par les cornes. Des initiatives locales naissent avec des fortunes diverses. A Cayar, Niodiore, Bamboung, St Louis, Joal... les pêcheurs expérimentent la cogestion.

«L'heure n'est plus à la passivité. Nous devons prendre nos propres initiatives pour préserver nos moyens de subsistances», déclare Abdou Karim Sall, président du comite de gestion de l'aire marine protégée de Joal, une des premières initiatives de cogestion que compte le Sénégal. Et d'ajouter : «pendant longtemps nous avons exploité la ressource sans nous soucier de sa capacité à se régénérer. Aujourd'hui, nous sommes sur le front pour une meilleure gestion de cette dernière.»

Comme quoi la gestion participative est en marche chez les communautés de pêcheurs.
 

Un article publié par Greenpeace

 

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Auteur : Greenpeace

Source : www.greenpeace.org