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Cette actualité a été publiée le 03/12/2010 à 22h03 par Tanka.


GEL SUR LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

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Gel sur le réchauffement climatique

Aaaaatchoum! Comment voulez-vous parler de réchauffement climatique et du sommet de l'ONU à Cancún quand les températures négatives et les chutes de neige sèment l'effroi dans nos contrées d'ordinaire tempérées ? La Terre aurait bien besoin d'un conseiller en communication au moment où l'Organisation météorologique mondiale annonce que 2010 est en passe d'être l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

On n'entrera pas dans les détails oiseux sur l'oscillation nord-Atlantique négative, la dorsale Atlantique et le blocage scandinave qui nous valent ces températures glaciales. C'est entendu, il caille. On oublie simplement que notre vieille Europe est un tout petit bout de la planète. La période décembre 2009 - février 2010 - rigoureuse chez nous - est classée dans les cinq trimestres les plus chauds à l'échelle mondiale (0,57°C au-dessus des normales).

Marie Gantois, une chercheuse française à l'université néerlandaise de Wageningen, a étudié les perspectives climatiques dans la métropole lilloise en se basant sur un scénario moyen : une augmentation globale de 3 °C en 2050.

Il apparaît que nous nous réchaufferons de 2,5 °C (j'en vois qui se réjouissent). Cela ne sera pas sans conséquences. Si les minimales records resteront à -15 °C, les maximales pousseront nos curseurs.

Méfions-nous des moyennes.

Les températures les plus chaudes passeront à 39 °C en 2020 (36,6 °C actuellement), 40-42 °C en 2050, jusqu'à 46 °C à la fin du siècle. Avec des répercussions sérieuses sur la santé publique (souvenons-nous des 19 490 morts de la canicule 2003), les ressources en eau, les espaces naturels, la biodiversité et même la solidité des bâtiments (la métropole réside sur un sol argileux sensible aux variations d'humidité).

Le nombre de jours de pluie baisserait mais les intempéries seraient plus violentes. On se moque toujours de Cancún ?

Coiffé d'un bonnet à pompon, le climato-scepticisme reste de bon aloi. Ça fait rebelle dans les dîners. De toute façon, au Bangladesh, dans le gigantesque delta commun au Gange et au Brahmapoutre, on n'a guère l'occasion de dîner quand les eaux montent et dévorent les terres arables. Mais c'est si loin...

Même Vladimir Poutine ne paraît pas convaincu. Si les grands démocrates s'y mettent aussi, la planète n'est effectivement pas sauvée. La Russie a vécu l'été le plus sec et chaud de son histoire, suffoqué dans les incendies forestiers monstrueux mais non, disait-il en août : « Il y a 10 000 ans, les mammouths ont commencé à mourir (...) à cause du réchauffement climatique, de l'élévation du niveau des océans et de la réduction des pâturages (...) Et tout ça est arrivé sans influence humaine. » CQFD.

Même Claude Allègre ne sort plus des arguments aussi réchauffés !

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SOS-planete





Auteur : OLIVIER BERGER

Source : www.lavoixdunord.fr