Gaz et pétrole de schiste, des ressources controversées - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 18/04/2011 à 11h33 par Fred.

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Gaz et pétrole de schiste, des ressources controversées

 
Le gouvernement réfléchit à interdire leur extraction. Une loi pourrait être votée en mai.

Mais que sont ces hydrocarbures ? Comment les exploite-t-on ? Quels sont les risques pour l'environnement ? Lefigaro.fr vous apporte des éclaircissements.

Pétrole et gaz de schiste : qu'est-ce que c'est ?

Les hydrocarbures pétrole, charbon, gaz résultent de la transformation de matières organiques dans le sous-sol au fur et à mesure de leur enfouissement sous des couches de sédiments.

Sous certaines conditions de température et de pression, les algues et le plancton se transforment en pétrole, les végétaux en charbon. Une augmentation de température peut ensuite conduire à la formation de gaz.

Généralement, pétrole et gaz s'échappent des roches-mères argileuses très denses dans lesquelles ils se forment pour migrer vers des roches poreuses situées au-dessus. Les hydrocarbures piégés dans ces roches forment ce qu'on appelle des «réservoirs conventionnels» faciles à exploiter.

Lorsque les hydrocarbures restent prisonniers de la roche-mère ou de roches très peu poreuses, on parle de ressources non-conventionnelles. Leur formule chimique et leur usage est exactement le même que pour les hydrocarbures conventionnels.

Il en existe plusieurs sortes :

- pétroles - ou huiles - et gaz de schiste : c'est le nom donné aux hydrocarbures qui ont été piégés dans une roche-mère imperméable et qui n'ont donc pas réussi à migrer vers un réservoir poreux.

- schiste bitumineux : ils résultent d'une transformation incomplète de la matière organique car elles n'ont pas été enfouies assez profondément. Les seuls gisements exploitables sont ceux qui affleurent à la surface. Il faut récupérer les roches et les cuire pour que le pétrole puisse terminer sa formation : un procédé cher au rendement thermique désastreux.

- les « tight gas » : ce sont les gaz contenus dans les réservoirs très peu poreux, souvent d'anciennes « poches » qui ont perdu une partie de leur perméabilité sous l'effet des forces de pression. Certaines couches des réservoirs conventionnels sont classées dans cette catégorie.

- les gaz de houille : ce sont les gaz que l'on retrouve en grande quantité dans les veines de charbon. Ils sont relativement faciles à extraire.

WEB - Le site d'Owni dédié aux hydrocarbures de schiste

Comment extrait-on le gaz et le pétrole de schiste ?

Pour puiser ces hydrocarbures, il faut d'abord atteindre le schiste. Les gisements exploités sont généralement situés entre 1,5 et 2,5 kilomètres de profondeur.

On fore verticalement pour atteindre cette couche géologique puis horizontalement sur quelques centaines de mètres pour mettre en place une sorte de tuyau percé. Les ingénieurs envoient alors de l'eau sous pression mélangée à du sable et des adjuvants pour fracturer la roche et la rendre perméable.

Cette phase appelée « hydrofracturation » dure entre quelques heures et quelques jours. On pompe alors une partie de l'eau injectée pour permettre au gaz ou au pétrole de remonter par le conduit. Les grains de sable se mettent dans les fissures pour les empêcher de se reboucher.

Quels sont les risques pour l'environnement ?

Outre les pollutions inhérentes à toute filière industrielle et/ou gazière, l'exploitation des gaz de schiste soulève quelques risques spécifiques liés à la procédure d'hydrofracturation. Un documentaire à charge, Gasland (visionnable en streaming), traite des ravages environnementaux de cette industrie en Amérique du nord. Les entreprises comme Total soutiennent pour leur part qu'une exploitation raisonnée et respectueuse de l'environnement est possible.

- Des additifs dangereux pour la santé

L'eau de fracturation contient différents additifs dont des bactéricides qui permettent d'éviter le bouchage par cimentation des fissures. Parmi les nombreuses molécules ajoutées - une centaine d'après les écologistes, quelques cancérigènes reconnues et difficiles, voire impossibles, à retraiter. Des craintes légitimes sur les risques sanitaires associés sont soulevées.

- Une possible contamination des nappes phréatiques

Une mauvaise étanchéité des puits peut conduire à la contamination des nappes phréatiques. Au Québec, 11 des 31 puits forés présentaient des fuites, apprenait-on en février. Au Texas, des riverains ont vu l'eau de leur robinet contaminée par du méthane et certains additifs. D'autre part les schistes piègent métaux lourds et éléments radioactifs. La fracturation peut conduire à leur libération et à leur remontée.


 

- Une consommation d'eau importante

(...)

DOCUMENT - Les gaz non-conventionnels et l'eau

- Un risque sismique imprévisible

(...)

Depuis quand s'intéresse-t-on aux gaz de schiste ?

(...)

Y a-t-il de grandes ressources de gaz et de pétrole de schiste en France ?

(...)

» DOCUMENT - Carte périmètres des titres miniers d'hydrocarbures

» DOCUMENT - Ressources mondiales présumées hors États-Unis

LIRE AUSSI :

» Les gaz et huiles de schiste bientôt interdits en France

» Le gaz de schiste, un explosif politique

» Le dilemme des gaz de schiste : l'Ardèche, entre Texas et Russie

 

Un article de Tristan Vey et Damien HYPOLITE, publié par lefigaro.fr

 
Pour lire la totalité de cet article, cliquer sur "Source"
 

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Auteur : Tristan Vey et Damien HYPOLITE

Source : www.lefigaro.fr

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