Gaz domestique : Des déchets fécaux pour faire bouillir la marmite - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 24/11/2011 à 13h35 par Mich.


GAZ DOMESTIQUE : DES DÉCHETS FÉCAUX POUR FAIRE BOUILLIR LA MARMITE

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Gaz domestique : Des déchets fécaux pour faire bouillir la marmite

 

Le concessionnaire des toilettes publiques mobiles, Dorothy Company, propose de produire jusqu'à 2500 tonnes de biogaz à l'horizon 2013, à partir des excréments humains.

Les « cacas », comme on les appelle vulgairement, à la rescousse des ménagères ? L'espoir, en tout cas, est permis. Le 12 octobre dernier, la société Dorothy Company a signé avec la Communauté urbaine de Yaoundé un contrat pour l'installation et l'exploitation d'une vingtaine de cabines de toilettes mobiles dans la cité capitale.

Selon les termes dudit contrat, l'entreprise suscitée sera ainsi chargée du placement des cabines aux endroits à servir, de leur gestion, de leur entretien et de la vidange des réservoirs en respect des règles d'hygiène et environnementales. Coût du projet : 88 millions F Cfa.

Outre qu'il vient « juguler les problèmes réels de pollution environnementale, d'hygiène et de santé publique », le projet, d'après son promoteur, Serge Christian Ekodo, pourrait voir la production de 2500 tonnes de biogaz.

Centrales techniques

Ce premier contrat signé avec la municipalité de Yaoundé devrait être suivi de d'autres. Le ministre du Développement urbain et de l'Habitat a en effet marqué, depuis juillet 2010, son accord pour que ce projet, « qui cadre parfaitement avec les préoccupations du gouvernement en matière d'hygiène et de salubrité de proximité », soit finalisé par les différentes communautés urbaines.

En 2013, d'après le chronogramme de développement de Dorothy Company, ce sont 1850 cabines qui devraient être installées dans les dix chefs-lieux de région du pays. « Celles-ci pourront collecter un stock de déchets fécaux nécessaire pour lancer notre exploitation industrielle », pense Serge Christian Ekodo.

Une dizaine de centrales techniques aussi devrait voir le jour sur l'ensemble du territoire, lesquelles se chargeront de transformer les excréments suivant le principe du couchage – broyage – séchage – compactage.

Tout au long de ce processus donc, du biogaz serait récupéré, de même que 160 000 tonnes d'engrais. Mais pas seulement. « Le traitement des déchets produit beaucoup d'eau que l'on peut récupérer pour fabriquer de l'eau potable », explique Serge Christian Ekodo.

L'utilisation des excréments humains aux fins de fabrication du biogaz est une pratique désormais bien établie dans le monde. En Afrique, certains pays comme le Rwanda s'y sont lancés avec succès. Le Centre Energie de l'Institut de recherche scientifique et technologique de Butaré a par exemple mis au point un système de production de biogaz à partir de la bouse de vache et des excréments humains.

Ce qui apporte une alternative au bois de chauffage et permet même d'éclairer certaines écoles et prisons.

 

Un article de Serge-Lionel Nnanga, publié par lanouvelleexpression.info

 

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Un article de Futura-Sciences

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Auteur : Serge-Lionel Nnanga

Source : www.lanouvelleexpression.info