Gaz de schiste : Total souhaite empêcher l'annulation de son permis - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 01/12/2011 à 21h39 par Jacques.


GAZ DE SCHISTE : TOTAL SOUHAITE EMPÊCHER L'ANNULATION DE SON PERMIS

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Total va déposer un recours contre l'État pour l'abrogation de son permis d'exploration de gaz de schiste dans le sud de la France, qu'il juge non conforme à la loi, a annoncé hier son PDG, Christophe de Margerie.

"Nous allons faire un recours contre l'abrogation de notre permis Montélimar", a déclaré le patron du géant pétrolier et gazier français lors d'un forum organisé par le journal Libération à Lyon. Le permis de Montélimar couvre une zone de 4 327 km2 du nord de Montélimar jusqu'à Montpellier, sur plusieurs départements dont l'Ardèche, la Drôme et le Gard.

"Nous avons respecté la loi et nous ne comprenons pas que la loi soit invoquée pour abroger notre permis", a dit M. de Margerie lors d'un échange avec l'écologiste José Bové, chef de file des anti-gaz de schiste en France.

La forme du recours sera annoncée ultérieurement, la date butoir étant le 12 décembre. Le groupe a la possibilité de faire soit un recours de contentieux en justice, soit un recours administratif adressé aux ministères de l'Écologie et de l'Énergie qui ont abrogé son permis.

Total s'engage à ne pas utiliser la fracturation hydraulique

Le gouvernement avait annoncé le 3 octobre l'abrogation des trois permis d'exploration d'hydrocarbures visant exclusivement selon eux le gaz de schiste, à la suite de la nouvelle loi adoptée en juillet interdisant en France la technique controversée de la fracturation hydraulique, accusée de polluer les sous-sols.

Total avait fait part de sa "surprise", le groupe s'étant explicitement engagé à ne pas utiliser la fracturation hydraulique dans son dossier remis au gouvernement.

Alors quelles techniques ?

Mais la ministre de l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet avait fait valoir l'argument selon lequel que "ce rapport n'était pas crédible". Dans une lettre notifiant Total de sa décision, la Direction de l'Énergie du ministère estime que le géant pétrolier français n'a pas "suffisamment explicité" les techniques de substitution auxquelles il comptait avoir recours.

 

Un article de E. T., publié par Midi-libre

 
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Auteur : E. T.