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Cette actualité a été publiée le 18/01/2011 à 22h43 par Tanka.


GAZ DE SCHISTE : LA MOBILISATION GRANDIT

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Gaz de schiste : la mobilisation grandit

Les gaz de schiste représentent un gigantesque marché énergétique mais constituent aussi un grand danger pour l'environnement.

Une technologie innovante mais risquée pour l'environnement

En effet, ces gaz sont récupérés après fracturation des roches après envoi sous haute pression d'un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques.

Déjà utilisée en Amérique du Nord, cette technologie permet d'obtenir du gaz à un prix inférieur à celui du gaz naturel et pourrait intéresser beaucoup de pays qui n'ont pas de réserves d'hydrocarbures.

C'est le cas de la France où des gaz de schistes seraient présents dans le sud-est,de Mende à Valence en passant par Montpellier.

Selon Greenpeace, en décembre 2010 le ministère de l'Energie évaluait les réserves à près de 2 000 milliards de m3.

Des permis ont été attribués à l'Américain Schuepbach Energy pour le permis de Nant (Hérault, Aveyron, Gard) et à Total pour celui de Montélimar (Drôme).

Les écolos montent au créneau

Ces fabuleuses perspectives inquiètent les défenseurs de l'environnement.

L'exploitation des gaz de schiste risque en effet de gravement polluer l'eau des nappes phréatiques et de bouleverser les paysages.

Une première mobilisation a vu le jour fin décembre en Aveyron et José Bové s'est exprimé publiquement sur la question.

Aujourd'hui, France Nature Environnement et Greenpeace montent au créneau.

France Nature Environnement veut un moratoire

Voici ce que dit Bruno Genty, président de France Nature Environnement : "Il est clair que, une fois les permis de recherche exclusifs distribués, une fois les investissements faits par les industriels pour rechercher les zones exploitables, l'exploitation aura bien lieu si les gisements découverts sont suffisamment rentables quels qu'en soient les risques environnementaux.

C'est donc bien avant de commencer les recherches qu'il faut se poser la question de l'éventuelle exploitation en évaluant les conséquences prévisibles".

FNE demande aux ministres en charge de l'environnement et de l'énergie de saisir la commission nationale du débat public (CNDP) avant toute décision d'exploitation et de prendre un moratoire pour les autorisations déjà délivrées.

Elle demande en outre à l'Europe une expertise sur la cohérence des politiques européennes afin de vérifier si l'éventuelle exploitation de ces hydrocarbures menace la mise en oeuvre des directives eau et énergie-climat.

Greenpeace dénonce "une course effrénée"

Pour sa part, Greenpeace affirme que "La France au coeur de cette course effrénée aux schistes".

L'ONG dénonce elle aussi la multiplication des permis d'exploration à la fois pour rechercher des schistes bitumineux (en Ile de France, en Picardie et en Champagne-Ardenne) et des gaz de schiste dans le sud-est de la France.

Pour Greenpeace, "les gouvernements du monde entier sont aujourd'hui à la croisée des chemins : ils doivent choisir entre la recherche de pétrole à tout prix, symbole d'une véritable fuite en avant, et le développement massif des économies d'énergie et des filières renouvelables."

D'où cette conclusion : "Les meilleurs investissements en termes de sécurité énergétique sont ceux qui réduisent la demande et la dépendance au pétrole.

Il est du devoir des États de s'atteler à cette tâche titanesque qui est de penser et d'organiser dès aujourd'hui notre nécessaire sortie du pétrole."

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Auteur : lesinfosvertes.hautetfort.com

Source : lesinfosvertes.hautetfort.com