Gaz de schiste : l'énergie bête et puante... - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 14/06/2013 à 11h37 par Fred.


GAZ DE SCHISTE : L'ÉNERGIE BÊTE ET PUANTE...

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Gaz de schiste : l'énergie bête et puante...

 

Les anti-gaz de schiste font la trogne : il y a, à nouveau, du gaz dans l'eau...

Certes, la France a interdit, en 2011, l'exploitation de cette ressource par la méthode de la fracturation hydraulique. Certes, l'automne dernier, François Hollande en personne s'est opposé à ce type d'extraction.

Mais voilà que ça tangue. Il suffit d'écouter le discours dominant dans les médias. Et de lire le récent « Rapport d'étape » concocté par l'Office parlementaire d'Évaluation des Choix scientifiques et techniques (OPECST).

Les gaz de schiste refont surface. Au sens propre (si l'on ose l'adjectif) aux États-Unis : ils fusent dans des milliers de tuyaux et de têtes de puits, entre Pennsylvanie, Texas et Dakota. Ils refont surface également, au sens (pour l'instant) figuré, en Europe et singulièrement en France...

Les industriels en veulent, et vite ! Question de compétitivité... Les financiers les réclament et, derrière eux, des escadrons d'économistes et de journalistes obnubilés par la « relance » et le « magnifique impact » potentiel de ces produits sur notre « croissance », dont chacun sait qu'« elle n'est pas au rendez-vous ».

Les descriptions de ces thuriféraires nous offrent la perspective d'un « Eldorado français ». Les gaz de schiste feraient de nous un autre Qatar, au point que nous pourrions racheter le Paris Saint-Germain !

Laissons le PSG et tâchons de réfléchir : les deux à la fois sont contradictoires. Il est avéré que l'humanité aura de moins en moins de combustibles fossiles à brûler.

Charbons et hydrocarbures existent en quantité limitée dans la croûte terrestre, puisqu'ils y ont été formés par la décomposition bactérienne de cadavres d'animaux ou de plantes, durant des centaines de millions d'années. Quand y en aura plus, y en aura plus, dit la sagesse populaire ; laquelle ajoute que moins y en a, plus ça coûte !

L'autre problème, plus préoccupant encore, est que la combustion de ces matériaux engendre du gaz carbonique, c'est-à-dire un puissant effet de serre. Si nous continuons sur notre lancée, un chaos climatique effroyable se profile en l'an 2100, c'est-à-dire dans pas longtemps.

 

 

(...)

Pour récupérer ces « trésors », on utilise la méthode dite de « fracturation hydraulique », qui consiste à forer à la verticale, puis à l'horizontale jusque dans la couche fertile. On ne récupère les bulles ou les gouttelettes précieuses qu'en fissurant la roche-mère.

En la fracturant, puis en y injectant d'énormes quantités d'eau chaude, à laquelle il est indispensable d'incorporer du sable (pour éviter les bouchons), des antibiotiques (contre les proliférations de bactéries), des lubrifiants (pour accélérer le transit), sans oublier des détergents aussi agressifs que le Destop ou le Karsher...

Cette façon de procéder est lourde de nuisances. Elle menace de polluer pour des siècles nos nappes phréatiques, c'est-à-dire nos puits et nos sources d'eau potable... Nul n'a oublié la séquence du film Gasland, où l'eau d'un robinet de cuisine s'enflamme, tant elle est gorgée d'hydrocarbures...

En France, nul ne sait encore s'il existe vraiment des gaz de schiste dans le sous-sol. On en soupçonne en Île-de-France, en Lorraine, en Normandie, en Franche-Comté, en Rhône-Alpes, en Aquitaine, en Languedoc... On entend dire et répéter qu'avec la Pologne, notre pays pourrait en devenir un producteur majeur. Le rêve du jackpot annihile la capacité de raisonnement des responsables comme du citoyen de base. Suivez mon regard : le pognon, les pépettes, le fric, la thune...

Nous sommes à deux doigts de puiser dans cette ressource. Pourquoi les Américains le feraient-ils, et pas nous ? Pourquoi nous priver de cette cagnotte ? Les industriels et les économistes mettent la pression sur une opinion publique déjà largement prête à sacrifier la pureté de son eau douce sur l'autel de son pouvoir d'achat.

(...)

Lorsqu'il était Premier ministre, François Fillon avait fourché de la glotte et parlé du « gaz de shit ». Ce n'était pas un lapsus en franglais, mais l'énonciation d'une vérité : les gaz de schiste sont des gaz de merde dont tout le monde pourra demain renifler le parfum.

 

Pour lire la totalité, cliquer ICI

 

Un article de Yves Paccalet, publié par yves-paccalet.fr et relayé par SOS-planete

 

 

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Auteur : Yves Paccalet

Source : www.yves-paccalet.fr