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Cette actualité a été publiée le 06/02/2011 à 13h46 par Tanka.


GAZ DE SCHISTE : DES RISQUES DÉJÀ DÉMONTRÉS

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Gaz de schiste : des risques déjà démontrés

Le potentiel de développement de l'industrie des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, au Québec, suscite un vif débat depuis quelques temps.

L'industrie parle de milliers d'emplois potentiels, le gouvernement parle d'autosuffisance en gaz naturel pour le Québec, mais des citoyens, dont plusieurs regroupés au sein de groupes de pression, s'inquiètent des conséquences environnementales de cette exploitation.

Une équipe de l'émission Découverte a visité des gens qui ont subi une contamination dans le village de Dimock, en Pennsylvanie. Leurs puits artésiens ont en effet été contaminés au méthane, ce qui a notamment provoqué une explosion chez une résidente de l'endroit, alors que l'entreprise Cabot and Oil, une multinationale texane du gaz, effectuait un forage à environ 200 mètres de sa maison.

Le ministre Arcand prend un ton rassurant

En entrevue à Radio-Canada, le ministre du Développement durable et de l'Environnement, Pierre Arcand, a affirmé que les techniques d'exploitation s'étaient beaucoup développées au cours des dernières années aux États-Unis. Il a souligné que l'exploitation des gaz de schiste avait débuté en 2005 en Pennsylvanie.

Il a rappelé que le gouvernement du Québec faisait appel au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) pour étudier les moyens d'encadrer cette industrie en plein essor dans la vallée du Saint-Laurent.

Le ministre Arcand n'a pas non plus exclu la possibilité d'une nationalisation de l'industrie des gaz de schiste au Québec.

Par ailleurs, des notes datant du printemps dernier, destinées au ministre des Ressources naturelles du Canada, Christian Paradis, et obtenues par La Presse canadienne, montrent que le gouvernement fédéral a été prévenu que l'exploitation des gaz de schiste pourrait faire augmenter les émissions de gaz à effet de serre, diminuer les réserves d'eau de source et empiéter sur les habitats naturels fauniques.

« Le Canada possède des ressources importantes de gaz de schiste et l'industrie les explore et les développe de façon agressive », indiquent notamment ces notes.

Comment se fait l'extraction des gaz de schiste?

L'exploitation d'un puits de gaz de schiste commence par une opération de forage, d'abord vertical, puis horizontal, pour atteindre la couche de schiste, généralement à une profondeur de 1 à 3 kilomètres.

On procède ensuite à la fracturation de la couche de schiste par l'injection d'eau sous très forte pression, avec un mélange de sable et d'additifs.

Cette pression fracture le schiste, une roche ayant acquis une structure feuilletée sous l'influence de contraintes tectoniques, et libère les gaz emprisonnés dans la roche. Le gaz est projeté dans le puits à très haute pression, puis remonte à la surface avec les liquides de fracturation.

C'est là que se trouve le principal risque de cette opération.

Le puits est normalement protégé par une gaine de ciment. Toutefois, s'il y a des fissures dans cette gaine à l'endroit où se trouve la nappe phréatique, le gaz et le liquide contaminés peuvent y migrer et contaminer l'eau souterraine. Le mélange peut ensuite remonter par les puits artésiens et contaminer l'eau résidentielle.

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Auteur : radio-canada.ca

Source : www.radio-canada.ca