Gare aux pets de microbes ! - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/11/2011 à 20h58 par Jacques.


GARE AUX PETS DE MICROBES !

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Des milliards de microbes du permafrost n'attendent qu'un léger réchauffement pour émettre des nuages de méthane.

Des milliards de combattants de l'ombre se terrant dans le permafrost (les terres gelées du Grand Nord) attendent le réchauffement pour se réveiller. Alors, ces microbes se lèveront d'entre les morts pour dévorer la matière organique qui les entoure.

Ils s'en mettront plein la panse sans pouvoir retenir quelques gaz. Pas de petits pets discrets, mais des milliards de tonnes de gaz carbonique et de méthane. Avec la conséquence désastreuse d'accélérer davantage encore le réchauffement. Une véritable catastrophe climatique annoncée.

Des lecteurs ne manqueront pas de m'accuser de catastrophisme démagogique pour vendre de la copie. Je suis au désespoir de leur répondre qu'ils ont parfaitement... raison. Il faut savoir secouer l'apathie ambiante quand la situation l'exige.

À ma décharge, voilà un chiffre qui fiche vraiment la trouille : la quantité de carbone séquestré par le permafrost est comparable à celle présente dans l'atmosphère et dans toute la végétation terrestre, autour de 1 672 milliards de tonnes de carbone.

Soit 50 années d'émissions mondiales de gaz à effet de serre. Imaginez que tout cela file dans l'atmosphère : la Terre en deviendrait un magnifique sauna pour Scandinaves frigorifiés. Mais pas sûr que tout le monde apprécie...

 

 

Rôle capital

En fait, les scientifiques sont les premiers terrifiés par une telle perspective. Alors, une bande de chercheurs américains, appartenant aux plus grandes institutions scientifiques du pays, ont pris leurs raquettes pour aller voir ce qui se passe réellement dans le permafrost d'Alaska. Ils ont prélevé plusieurs carottes dans le sol gelé, jusqu'à un mètre de profondeur.

Puis ils les ont sectionnées en deux de manière à pouvoir comparer la composition microbienne des parties supérieures, censées se dégeler chaque été, et les parties inférieures qui restent congelées tout au long de l'année. Cette comparaison a consisté à pratiquer des analyses métagénomiques.

Traduction : les chercheurs ont chauffé les échantillons de sol à 5°C puis les ont soumis à un appareil capable d'identifier les séquences génétiques de tous les fragments d'ADN présents. Ainsi ont-ils pu en récolter 40 milliards qui leur ont fourni beaucoup d'informations sur leurs micro-organismes d'origine.

 

 

"La communauté microbienne (du permafrost) est extrêmement diverse, commente Rachel Mackelprang, de l'université d'État de Californie. Un seul gramme de sol peut contenir plusieurs milliers d'espèces de bactéries différentes et plusieurs milliards d'individus."

Utilisant les fragments d'ADN comme les pièces d'un puzzle, les chercheurs ont pu identifier plusieurs microbes émettant du méthane, et même en reconstituer un au complet. Dans la revue Nature qui a publié leurs travaux, les scientifiques précisent que c'est même la première fois qu'un génome entier a été reconstitué à partir d'une collection de fragments d'ADN.

 

 

Leur étude révèle également la rapidité avec laquelle la communauté microbienne du permafrost est capable de réagir à la fonte. Elle confirme combien certains microbes jouent un rôle capital dans l'émission des gaz à effet de serre et la déstabilisation du carbone séquestré par le permafrost lors de la fonte de ce dernier. Cela fait froid dans le dos.

Les conséquences de la crise climatique pourraient s'avérer à plus ou moins long terme aussi graves que celles de la crise économique.

 

Un article de Frédéric Lewino, publié par Le Point

 

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Auteur : Frédéric Lewino

Source : www.lepoint.fr