Gabon : L'extraction excessive des mines d'uranium a favorisé l'accumulation des déchets industriels - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 06/01/2010 à 17h55 par Jacques.


GABON : L'EXTRACTION EXCESSIVE DES MINES D'URANIUM A FAVORISÉ L'ACCUMULATION DES DÉCHETS INDUSTRIELS

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Gabon : L'extraction excessive des mines d'uranium a favorisé l'accumulation des déchets industriels

Info sélectionnée par Jacques

MOUNANA ( Sud-Est du Gabon),

4 décembre (Infosplusgabon) -L'extraction excessive pendant 40 ans des minerais du sol en vue de leur exportation vers les pays industrialisés du Nord, a favorisé l'accumulation des milliers de tonnes de déchets industriels dans le sud-Est du Gabon.

En fait, les terrains d'extraction ont été transformés en véritables poubelles géantes en l'absence de normes de réhabilitations de ces sites. Les conséquences environnementales de cette exploitation minière sont généralement localisées aux zones d'exploitation, mais ont affecté les principales ressources naturelles et particulièrement les cours d'eau, les sols, la faune, la flore, les paysages, l'air et la santé des populations.

L'accord signé avec la France porte exclusivement sur des déchets contenant des diphényles polychlorés (PCB), du plomb, du cadmium, de l'amiante et des déchets toxiques qui peuvent provoquer des maladies pulmonaires ou des cancers de la gorge par exemple explique un médecin du service de gynécologie obstétrique de l'hôpital de Franceville, situé non loin des sites miniers de Mounana où les déchets sont conditionnés en fûts.

Avec l'appui de l'Union Européenne, la réhabilitation du site d'exploitation de l'Uranium par la compagnie minière de Franceville (COMUF) a été réalisée de 1997 à 1999, rapporte le ministère des Mines.

Au Gabon, le taux de radiation à Mounana, ancien site d'uranium exploité durant quatre décennies par une filiale du Français Areva, est en de nombreux endroits "nettement supérieur à la normale" ! Certaines valeurs au contact du sol sont 2 à 50 fois supérieures à la normale" indique la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité dans ce rapport qui s'appuie sur des mesures effectuées en mai 2009 sur le site.

Le gisement d'uranium de Mounana a été exploité de 1958 à 1999 par la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (COMUF), filiale du groupe nucléaire français Areva. Selon cette Commission, la COMUF "a produit 7,5 millions de tonnes de boues radioactives, dont 2 millions de tonnes ont été déversées" dans une rivière.

"Une partie de ces déchets radioactifs est à l'air libre dans la forêt voisine" souligne Le président de l'ONG Croissance Saine Environnement, Nicaise Moulombi.

"Les mesures de 2009 confirment aussi que les logements des cadres et des ouvriers de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville ont été construits avec des matériaux radioactifs. Les populations sont ainsi soumises à leur insu à des doses de radiation totalement injustifiées" , a confirmé M. Moulombi.

L'ONG Croissance saine environnement est basée à Libreville. L'ONG s'était fait remarquer en 2004 lorsqu'elle réussit à regrouper des consommateurs d'eau et d'électricité mécontents des prestations de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), filiale du groupe Veolia Waters, - qui détient le monopole de la distribution et de la commercialisation de l'eau et de l'électricité depuis 1963 - à la suite des désagréments causés par les coupures intempestives d'électricité.

Cette organisation avait reproché également à la SEEG d'hésiter de publier ses résultats complets d'analyses de l'eau distribuée dans les ménages gabonais à travers le pays sur la base des paramètres officiels édictés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la pollution d'une rivière par les résidus de fuel évacués par une de ses centrales, non loin de la capitale gabonaise, Libreville.

L'action de cette ONG s'est également illustrée en 2005 pour dénoncer l'enfouissement des déchets miniers parfois radioactifs dans le sud-est du Gabon ainsi que la pollution des eaux par des déchets produits par des sociétés industrielles, non scrupuleuses du respect de la charte en matière de protection de l'environnement.

Mounana est une petite localité de la région du Haut-Ogooué, située à environ 90 km de Franceville et 500 km de Libreville (capitale du Gabon).

La société COMUF, filiale du groupe AREVA, a exploité des gisements d'uranium dans des carrières et des galeries souterraines sur les sites de Mounana, Oklo, Boyindzi, etc.

Au total, plus de 6 millions de tonnes de minerai ont été extraites, permettant de produire 27 800 tonnes d'uranium.

A partir de 2005, plusieurs citoyens gabonais concernés par la situation radiologique à Mounana ont pris contact avec la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité ( CRIIRAD) une association anti-nucléaire française.

Il s'agit d'expatriés français ayant travaillé sur le site d'extraction et regroupés au sein de l'association Mounana, présidée par Mme Jacqueline Gaudet, et de représentants de la population locale.

Les demandes portaient sur les risques sanitaires induits par l'activité .../...

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