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Cette actualité a été publiée le 30/09/2010 à 20h24 par Tanka.


FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES AU PARC NATIONAL DE LA MAURICIE

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Fouilles archéologiques au Parc national de la Mauricie

(Trois-Rivières) Des fouilles archéologiques subaquatiques ont eu lieu récemment, pendant trois jours, au Parc national de la Mauricie, au lac Wapizagonke.

Elles ont permis à l'équipe de quatre archéologues spécialisés de retrouver sous l'eau un fragment important des peintures rupestres qui se trouvent sur une grande paroi rocheuse, juste au-dessus de l'eau. C'est ce fragment qui servira à dater précisément cette oeuvre, ce qui n'a jamais été fait.

Martine Tousignant, agente de relations publiques chez Parcs Canada, précise que le fragment «entre dans la paume d'une main» et qu'on peut y voir de l'ocre rouge.

«Il sera bien nettoyé et on sera capables de voir le symbole ou le pictogramme qui se trouve dessus. Ensuite, on pourra essayer de le replacer sur la séquence de pictogrammes de l'entièreté de la fresque,» a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, Parcs Canada pourra enfin faire dater les fresques compte tenu que les techniques de datation ont beaucoup évolué depuis leur découverte.

Mme Tousignant ajoute qu'on ne connaît toujours pas la signification de la trentaine de symboles que comptent les fresques. Aucune recherche poussée n'a encore été menée à ce sujet. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'on reconnaît certains motifs.

«On connaît onze endroits au Québec, dont le Wapizagonke, où se trouvent des pictogrammes. Il y a des similitudes mais comme on n'a pas encore fait d'études sérieuses, on ne sait pas quelle nation amérindienne les a faits. La datation va nous aider à identifier quelle nation était dans ce secteur, à cette époque-là. Quand on le saura, on pourra découvrir plus en profondeur le sens de ce lieu. On présume qu'il s'agit d'un lieu sacré, comme c'est le cas des autres fresques. Toutefois, on n'en est pas encore certains. C'est une amorce pour aller plus loin.»

Une chose est certaine par contre, les peintures rupestres de ce site qui sont exceptionnelles en regard de leur valeur culturelle, feront l'objet d'une attention particulière de Parcs Canada au cours des prochaines années. Mme Tousignant a déclaré qu'on veut désormais faire tout ce qu'il faut pour les protéger et s'assurer que d'autres fragments ne s'en détachent.

Avec la collaboration de la nation Atikamekw-Nehirowisiw, Parcs Canada veut également trouver un moyen de faire connaître les fresques du grand public, en faisant le pari que les gens s'y attacheront et surtout les respecteront. Contrairement à la position adoptée par le passé, les fresques ne seront plus un secret bien gardé.

Rappelons que le site des peintures rupestres du lac Wapizagonke est le premier site du genre à avoir fait l'objet d'études archéologiques au Québec, et ce dès le tout début des années 1950, ce qui ajoute au caractère unique de ce rare vestige archéologique à l'est de la rivière des Outaouais.

Les peintures en question se trouvent sur une paroi rocheuse de 10 mètres de hauteur située sur la rive ouest de la partie sud du lac Wapizagonke. Elles ont été réalisées avec un pigment d'ocre rouge, appliqué avec les doigts. Les peintures ont été réalisées sur une surface d'une vingtaine de pieds le long de la façade, directement face à l'étendue d'eau.

Onze autres fragments de ces peintures rupestres sont entreposés depuis 1985 dans le coffre-fort de la Gare maritime Champlain, à Québec, où se trouve le Service de gestion des collections de Parcs Canada.

SOS-planete





Auteur : Louise Plante Le Nouvelliste

Source : www.cyberpresse.ca