Forage en Alaska : première étape franchie pour Shell - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 08/08/2011 à 19h47 par Fred.


FORAGE EN ALASKA : PREMIÈRE ÉTAPE FRANCHIE POUR SHELL

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Forage en Alaska : première étape franchie pour Shell

 
Le géant pétrolier Shell a obtenu l'autorisation de mener quatre forages exploratoires en eau peu profonde dans la mer de Beaufort, à une trentaine de kilomètres des côtes de l'Alaska.

Le permis octroyé par l'administration américaine est conditionnel à l'obtention d'un nombre important d'autorisations, dont celle de l'Agence de protection de l'environnement, de l'Agence de préservation de la faune et de l'Agence de gestion des ressources marines.

Si elle obtient tous ces permis, l'entreprise anglo-néerlandaise pourrait entreprendre les forages dès juillet 2012. Shell s'est en effet dit « prudemment optimiste » quant à la perspective de « forer nos propres concessions en Alaska à la même époque l'an prochain ».

Cette décision des autorités américaines soulève la colère de plusieurs organismes écologistes, dont le Sierra Club, le Centre pour la diversité biologique et la Ligue de défense de la nature d'Alaska, qui la jugent « dangereuse et décevante ».

La mer de Beaufort est en effet l'une des régions les plus hostiles et imprévisibles de la planète. Le vent, le froid, les glaces et le brouillard peuvent rendre les forages périlleux et rendre impossible toute opération de nettoyage en cas de marée noire.

Selon Charles Clusen, directeur du Projet Alaska au Conseil national de défense des ressources, un accident aurait des répercussions graves pour les animaux de l'Arctique comme les ours blancs, les baleines et les morses.

M. Clusen qualifie de « farce » la prétention de Shell de pouvoir récupérer 95 % de l'huile en cas d'avarie, estimant que l'entreprise ne pourra se servir de ses équipements de récupération du pétrole à cause des glaces. Selon lui, même en eau calme et chaude, on ne récupère pas le tiers du pétrole échappé.

Selon les écologistes, une marée noire dans cette zone pourrait notamment toucher un parc national canadien situé à environ 150 kilomètres.

L'amiral Thad Allen, qui a mené l'été dernier la lutte contre la marée noire dans le Golfe du Mexique, a rappelé plus tôt cette année que les États-Unis étaient sous-équipés pour surmonter une éventuelle catastrophe en Alaska. Il a noté le manque d'infrastructure ainsi que les conditions météorologiques sévères.

L'administration américaine espère que la reprise des forages en mer permettra de créer des emplois, tout en diminuant la pression sur les prix à la pompe.

Plus tôt cette semaine, Shell a été blâmée dans un rapport accablant de l'ONU pour la catastrophe environnementale dans le delta du Niger, en Afrique. La dépollution de cette zone pourrait prendre 30 ans, selon les experts de l'ONU.
 

Un article publié par radio-canada.ca

 

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Source : www.radio-canada.ca