Fonte des glaces polaires : le réchauffement océanique s'en mêle - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 11/08/2011 à 03h07 par Fred.


FONTE DES GLACES POLAIRES : LE RÉCHAUFFEMENT OCÉANIQUE S'EN MÊLE

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Fonte des glaces polaires : le réchauffement océanique s'en mêle

 
Le changement climatique ne se traduit pas uniquement par un réchauffement de l'atmosphère, puisqu'on observe aussi une augmentation de la température moyenne des océans. Ce phénomène contribuerait à faire fondre les calottes polaires à un rythme plus rapide que celui précédemment estimé, d'après les conclusions d'une étude de l'Université d'Arizona, publiée dans Nature Geosciences le 3 Juillet.

Cette étude, basée sur un ensemble de 19 modèles climatiques, évalue l'impact du réchauffement des couches océaniques superficielles sur les calottes glacières d'ici la fin du siècle, alors que la recherche dans ce domaine se concentre habituellement sur l'impact de l'augmentation de température atmosphérique.

"D'après ce que je sais, cette étude est la première à quantifier et à comparer [...] le réchauffement de l'océan à proximité des calottes du Groenland et de l'Antarctique en utilisant un ensemble de modèles" déclare Jianjun Yin, auteur principal de l'étude et professeur assistant en sciences de la terre à l'Université d'Arizona.

Suivant un scénario moyen d'émission de GES, les chercheurs ont évalué que la température de la couche océanique comprise entre 200 et 500 m devrait augmenter de 1°C en moyenne d'ici 2100. Certes, cette augmentation ne serait cependant pas égale : limitée au niveau de l'Antarctique (0,5°C), celle-ci serait nettement plus importante le long des côtes du Groënland (jusqu'à 2°C).

Mais l'augmentation de température de l'océan devrait, en tout état de cause, contribuer fortement à la fonte des calottes glacières. " [L'impact] du réchauffement océanique est très important par rapport [a celui du] réchauffement atmosphérique puisque l'eau a une capacité thermique bien plus importante que l'air", affirme Yin.

Ainsi, la partie immergée des calottes polaires et des glaciers aura tendance à fondre plus rapidement que la partie émergée. Cette fonte plus rapide entraînera une érosion de la base des formations de glace, menaçant la stabilité de l'ensemble et pouvant aller jusqu'à faire basculer des pans entiers de glace dans l'océan, créant des icebergs et accélérant encore la fonte des glaces.

Cette fonte accélérée pourrait entraîner une hausse du niveau des mers d'une ampleur plus importante que prévue. "Cela signifie qu'à la fois le Groenland et l'Antarctique vont probablement fondre plus rapidement que ce que la communauté scientifique avait envisagée." déclare Jonathan T. Overpeck, co-auteur et co-directeur de l'Institut de l'Environnement de l'Université de l'Arizona. "Cette étude renforce l'hypothèse de voir une augmentation du niveau de la mer de près d'un mètre d'ici la fin du siècle et de bien plus dans les siècles à venir."

Cette étude fait écho à plusieurs recherches récentes qui font état de nouveaux mécanismes soupçonnés de jouer un rôle important dans la fonte des calottes polaires. Par exemple, une étude parue dans la revue Climate Dynamics montre que la baisse des chutes de neige en été dans la région de l'Arctique - moins 40% en 20 ans - a pour conséquence une diminution de l'albédo moyen de la glace polaire, donc une augmentation de l'énergie solaire absorbée et une fonte accélérée.
 

Un article de Gabriel Marty, publié par bulletins-electroniques.com

 

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Auteur : Gabriel Marty

Source : www.bulletins-electroniques.com