FlexBlue : la France lance les centrales nucléaires sous-marines ! - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 21/01/2011 à 22h25 par Jacques.


FLEXBLUE : LA FRANCE LANCE LES CENTRALES NUCLÉAIRES SOUS-MARINES !

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20 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) — Le 19 janvier, lors d'une conférence de presse, Patrick Boissier, PDG de DCNS, l'entreprise de construction navale française fondée il y a 350 ans par Richelieu, crée la surprise en dévoilant FlexBlue, un concept très innovant de mini-centrale nucléaire sous-marine à usage civil.

« Avant de présenter ce concept, nous avons vérifié avec les experts de l'Autorité de sûreté nucléaire qu'on n'était pas en train d'imaginer quelque chose d'aberrant », précise M. Boissier.

En réalité, dans le plus grand secret, le groupe naval, qui a intégré en 40 ans 18 chaufferies nucléaires sur les bâtiments de la Marine nationale et cherche à se diversifier sur le nucléaire civil, travaille depuis deux ans et demi sur cette innovation majeure.

Jules Verne aurait pu l'imaginer. Installer au fond des océans des centrales nucléaires afin d'alimenter en électricité les villes côtières, voilà une idée simple.

Rappelons que 80% de la population mondiale vit à moins de 60 km des côtes. « C'est un projet qui peut paraître assez fou mais qui, lorsqu'on l'analyse attentivement, est parfaitement rationnel », affirme Bruno Tertrais, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique.

FlexBlue se présente comme un module cylindrique de 100 mètres de long et 15 de large abritant un réacteur d'une puissance de 50 à 250 MW, capable d'alimenter en électricité cent mille à un million d'habitants via un câble électrique sous-marin, soit « une ville de la taille de Tanger ou une île comme Malte », précise M. Boissier.

Jusqu'ici la France s'obstinait à vendre des grosses centrales de type EPR. Cependant, cette imposante machine, d'une puissance de 1650 mégawatts (MW) a essuyé un camouflet majeur lors d'un appel d'offres de 20 milliards de dollars à Abou Dhabi en décembre 2009.

Coûteux, ce réacteur ne convient pas à tous les pays, notamment ceux dont les réseaux électriques sont peu développés. Pour répondre à la demande, les Etats-Unis, la Russie et le Japon, travaillent arrache-pied sur des réacteurs de faible puissance.

Les entreprises, comme celle de Bill Gates, s'intéressent elles aussi à la miniaturisation de l'atome, y compris aux centrales « transportables », véritables « piles nucléaires » capables de venir au plus près des besoins énergétiques des populations.

Pour sa part, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) vient d'initier un programme de soutien au développement de ce type de structures.

Et plusieurs idées ont germé et certains sont passés à l'action, notamment la Russie qui a lancé le 1er juillet 2010 sa première centrale nucléaire sur barge, capable, non seulement de produire 150 MW d'électricité, mais de dessaler l'eau de mer.

Du côté français, DCNS a cherché à valoriser son savoir-faire dans le domaine des sous-marins à propulsion nucléaire en imaginant une solution immergée, qui présente un certain nombre d'avantages.

D'abord, par rapport à une centrale fixes, le réacteur disposera, grâce à la mer, d'une source de refroidissement naturelle abondante.

Ensuite, on estime que la solution immergée permet de mettre la centrale à l'abri d'aléas climatiques ou de catastrophes naturelles, comme une tempête, un tsunami, une sécheresse (dont le principal inconvénient est de tarir les cours d'eau servant au système de refroidissement) et même un tremblement de terre.

En effet, le module FlexBlue est simplement posé et ancré sur le fond, ce qui devrait limiter considérablement l'impact d'un éventuel séisme par rapport à une structure terrestre, directement en prise avec le sol.

D'un point de vue économique, le concept est intéressant car il permet de se dispenser des coûts très importants liés au génie civil (travaux de terrassement, béton armé, etc.).

De plus, grâce à sa capacité à être positionné au plus près des zones de consommation, il évite d'avoir à installer sur de longues distances des lignes à haute tension.

Et enfin, FlexBlue présente une empreinte très réduite sur le milieu naturel, étant notamment invisible depuis la côte et, selon ses promoteurs, sans impact sur la faune et la flore marine.

Côté technique, FlexBlue n'intègre que des technologies bien connues et éprouvées, ce qui faciliterait grandement sa réalisation et permet d'espérer une mise en service rapide.

A l'intérieur du module, un réacteur produirait la vapeur faisant tourner un groupe turbo-alternateur, ainsi qu'une usine électrique.

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Note de Jacques : Sans danger pour l'environnement ? C'est ce qu'ils nous disent....

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Rédaction solidariteetprogres.org

Source : www.solidariteetprogres.org