Fin d'aventure au goût amer pour «La Boudeuse» - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 02/06/2010 à 22h58 par Frederic.


FIN D'AVENTURE AU GOÛT AMER POUR «LA BOUDEUSE»

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Fin d'aventure au goût amer pour «La Boudeuse»

Faute d'argent, le propriétaire du trois-mâts goélette met fin à sa mission d'exploration, entamée en octobre dernier, et met le navire en vente...

«La Boudeuse» a quitté ce mercredi le Venezuela pour rejoindre La Martinique, pour une étape qui pourrait bien être la dernière.

Son propriétaire, Patrice Franceschi, a annoncé ce mercredi qu'il était obligé de renoncer à la mission entamée en octobre dernier, faute d'argent.

Depuis fin décembre, écrit Patrice Franceschi sur le site de l'expédition, 400 .000 euros de dettes se sont accumulées.

Une situation intenable qui le contraint à mettre le bateau aux enchères.


Les engagements du ministère pas tenus?

Pourtant, tout avait très bien commencé pour la mission Terre-Océans.

«La Boudeuse» avait monté cette expédition avec le soutien actif du ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo qui, dans le cadre de son Grenelle de la mer, avait signé une «lettre de mission» au capitaine du trois mâts... comme Louis XVI avec l'explorateur La Pérouse.

Jean-Louis Borloo y demandait à Patrice Franceschi, au nom du gouvernement, de se consacrer jusqu'en 2012 «aux études scientifiques et humaines concernant la biosphère, le réchauffement climatique, la protection de l'environnement et le développement durable».

Le voilier de 42 m construit en 1916, seul trois-mâts français d'aventure à continuer d'écumer les océans, devait effectuer une mission de deux ans sur les rivages maritimes et fluviaux d'Amérique Latine et de Polynésie.

Seulement voilà, malgré un budget réduit au «strict minimum» (1 million d'euros par an), les moyens financiers étaient déjà épuisés fin décembre et «l'argent promis par le ministère, 500.000 euros en janvier dernier, n'est pas arrivé», a déclaré mercredi Patrice Franceschi.

Faux, a répondu le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, dans un communiqué.

Selon le ministère, qui estime avoir apporté à cette mission un «soutien significatif», «aucune demande de subvention de 500.000 euros n'a été déposée auprès des services de l'État».

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Charlotte Mannevy avec agence

Source : www.20minutes.fr