Faut-il douter du médicament ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/03/2013 à 15h32 par Jacky.


FAUT-IL DOUTER DU MÉDICAMENT ?

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Faut-il douter du médicament ?

Image revisitée par Jacques, lanceur d'alertes
 

Dans le secteur pharmaceutique, un scandale est venu en chasser un autre. Après Mediator, c'est au tour de Diane 35 d'être montée en épingle à cause de ses effets nocifs sur la santé. Avec la revue Prescrire, nous avons passé en revue ces médicaments jugés dangereux, qui garnissent cependant les rayons de nos pharmacies.

Après le scandale qu'a suscité Mediator à qui l'on impute 1 300 morts, un autre est pointé du doigt. Diane 35, un anti-acnéique prescrit comme contraceptif depuis 30 ans, aurait fait 400 victimes. Et alors que l'Agence française de sécurité du médicament en reconnaît 4, la revue Prescrire porte un nouveau coup à la corporation des médecins français accusée d'être à la solde des lobbys pharmaceutiques. En effet, avec la publication d'une liste de médicaments jugés « plus dangereux qu'utiles » Prescrire proscrit bon nombre de médicaments. Du Feldene au Protopic en passant par le Motilium, la conclusion de la revue est sans appel : Médicaments dangereux.

(...)

DU MEDIATOR...

(...)

...A LA DIANE 35

(...)

...EN PASSANT PAR PRESCRIRE

Alors que les Français cherchent à qui imputer la responsabilité de tels manquements entre le médecin et le pharmacien, la revue Prescrire les met tous sur le banc des accusés. Ce mensuel, qui rappelons-le, est une revue médicale destinée aux professionnels, publie une liste de médicaments commercialisés dont le rapport bénéfices-risques est défavorable. Nous en citons ceux qu'on peut trouver dans les pharmacies de Dakar en reprenant exactement la revue Prescrire.

Xenical d'Orlistat a des effets indésirables (troubles digestifs très fréquents, atteintes hépatiques, etc) et des interactions disproportionnés au regard d'une efficacité modeste et temporaire en termes de perte de poids, sans preuve d'effet favorable à long terme. Celebrex, Arcoxia et le Dynastat exposent à plus de risques cardiovasculaires et cutanés que d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Art 50 expose à des troubles digestifs, des atteintes cutanées graves et des hépatites. Hexaquine, censé soulager les crampes, expose à des hypersensibilités, des troubles hématologiques, des troubles cardiaques disproportionnés au regard d'une efficacité marginale. Motilium un neuroleptique, expose à des troubles du rythme ventriculaire et des morts subites, disproportionnés, par rapport aux symptômes traités, les reflux gastro-oesophagiens ou les nausées et vomissements. Resolor un médicament apparenté aux neuroleptiques et autorisé dans la constipation, favorise les troubles cardiovasculaires. Protopic un immunodépresseur dans l'eczéma expose à des risques de cancers cutanés et de lymphomes, disproportionnés avec l'affection traitée. Etc, etc.

LE MEDICAMENT EST-IL IRREPROCHABLE ?

Nous avons, avec cette liste notamment, voulu avoir le point de vue des pharmaciens sénégalais sur toutes ces questions qui taraudent aujourd'hui les Français. Sur dix-huit pharmacies visitées nous n'avons trouvé sur place que quatre véritables praticiens, deux se trouvaient dans la même officine.

C'est à se demander si les pharmaciens n'auraient pas fait interdire la vente de médicaments à « Keur serigne bi » pour employer dans leurs pharmacies ceux qui y vendaient ! Le patient attend le bon conseil d'un vendeur pas assurément formé en la matière. A la pharmacie de la P.., le vendeur a tout simplement sorti un livre, prenant celui-ci à témoin, quand nous l'avons interrogé sur les effets négatifs du Feldene.

A la pharmacie D., le pharmacien qui y officiait expliquait vigoureusement, jurant sur tous ses diplômes, que Diane 35 était une pilule très efficace. Tous les vendeurs que nous avons rencontré semblent très au fait des effets bénéfiques des médicaments, mais quand à la posologie et les effets indésirables voire nocifs, ils sont moins prolixes. Comme s'ils ne connaissaient que les vertus de ces médicaments.

Après avoir constaté que presque toutes les pharmacies où nous nous sommes rendus commercialisaient ces médicaments à l'exception du Mediator, nous nous sommes intéressés à la Pharmacovigilance, la structure en charge justement de veiller sur leur qualité. M. Dramé, un des responsables, a bien voulu répondre à nos questions.

Peu informé du débat suscité par la Diane 35 en France, il indique que le médicament ne sera pas retiré du marché mais uniquement suspendu. A la faculté de Médecine où nous nous sommes rencontrés, M. Dramé nous a expliqué comment était rigoureuse la procédure de suspension d'un médicament. Que cela ne pouvait pas dépendre de la seule France mais de tous les pays européens. Quant aux médicaments cités par Prescrire il persiste et signe : « ils sont tous bons ». Une conclusion somme toute rassurante, mais qui nous a laissés perplexes. Si en France, on s'interroge désormais avant d'avaler la moindre pilule, au Sénégal, la question ne se pose pas : l'ordonnance étant considérée comme écrit d'Evangile.

Le médicament n'est pas conçu à seule fin d'augmenter l'espérance de vie de l'homme, il doit aussi lui conserver force et vigueur le plus longtemps possible. Malheureusement, des laboratoires super puissants, plus soucieux de générer des revenus que d'oeuvrer pour la bonne santé des individus, en ont fait leur chasse-gardée. C'est pourquoi l'importance et la sensibilité du médicament doivent pousser les pouvoirs publics à plus de sagacité et les populations à plus de vigilance.

Nous poursuivons notre enquête dans l'espoir de recueillir l'avis des patients et autres médecins, tout en nous posant sérieusement cette question : « Nos pharmacies seraient-elles devenues de simples boutiques ? ».

(...)

 

Pour lire la suite, cliquer ICI

 

Un article de Mame Birame WATHIE, publié par lagazette.sn et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Mame Birame WATHIE

Source : www.lagazette.sn