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Faut-il attendre de la Science qu'elle sauve l'Humanité ? - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 04/06/2010 à 18h00 par olivier dyczko.

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Faut-il attendre de la Science qu'elle sauve l'Humanité ?

Hier, c'étaient les nanotechnologies qui devaient résoudre tous nos problèmes. Aujourd'hui, c'est déjà la biologie synthétique qui prend le relais. Elle se débarrasse de Claude Bernard et de la méthode « hypothético-déductive » pour nous permettre de tout comprendre et de tout faire. Du moins est-ce le discours que tient Philippe Marlière en répondant au document communiqué par Hervé Le Crosnier.

Il me semble que ces deux textes caractérisent non seulement la controverse sur la biologie synthétique mais aussi, plus généralement, les attitudes jugées souhaitables concernant les promesses des technologies émergentes, et cela indépendamment des attitudes strictement technophobe. Celui de Hervé Le Crosnier , d'une part, celui de Philippe Marlière d'autre part.

Pour le premier :« Les politiques scientifiques, les décisions de recherche, le contrôle des pratiques des laboratoires et des entreprises et enfin le refus d'une apropriation des connaissances par des brevets, véritable stratégie permettant une réelle indépendance pour une science susceptible de se pencher sur les problèmes des sociétés et de tous leurs membres, doivent rapidement venir s'inscrire dans l'agenda et les réflexions des citoyens et des décideurs politiques. »

Pour le second : « La percée réalisée par Craig Venter et son équipe porte le processus de domestication à son degré d'affranchissement informationnel, à sa vitesse de libération. Elle nous raproche d'autant plus sûrement de l'étape où nous saurons préserver durablement les habitats naturels et la santé humaine. C'est seulement un paradoxe aparent de prédire que la réussite de la première incarnation totale d'un génome sera plus tard commémorée comme une aubaine pour l'environnement, comme une émancipation et non un asservissement de la biodiversité naturelle. »

D'un coté la volonté de subordonner le progrès technique à l'intérêt collectif en soumettant les choix à la société et en limitant l'apropriation du progrès par les intérêts privés, d'un autre coté, la même volonté de l'intérêt collectif, mais en se positionnant comme « progressiste » par l'affirmation de la supériorité et de l'efficacité de la recherche intégrée au techno marché, qui autorise toute investigation et toute application dont on peut espérer un perfectionnement.

L'histoire montre que, du moment que la science a ouvert une voie, des techniciens ont tenté de les mettre en application. Il faut observer que certaines réalisations furent payées au prix fort par des êtres humains.

Je ne citerai que trois exemples pris chacun à deux siècles d'intervalle.

- La découverte de la circulation sanguine induisit des « médecins » au XVIème siècle à pratiquer les premières transfusions sanguines en aportant à des hommes du sang de cochon. Il fallu attendre bien d'autres découvertes de la science avant de sauver des vies plutôt que de les prendre.

- De même, vers la fin du XVIIIième siècle des accoucheurs Parisiens se sont « lancé » dans la césarienne. Un médecin qui doutait de la technique visitait les maisons où avait été pratiqué, soit disant avec succès ce nouveau procédé d'accouchement. Un mois plus tard la famille était en deuil. Il manquait encore quelques connaissances en physiologie.

- Et puis, rappelons-nous qu'à la fin de la seconde guerre mondiale, il aparut que le plutonium pouvait rayonner dans le noir. On attela un millier d'ouvrières à une tâche essentielle pour l'effort de guerre : dessiner, au pinceau, sur le cadran des montres que les pilotes de nuit devaient porter, le chiffre des heures. Elles humectaient leur pinceau en le passant sur leur langue. Les ravages du cancer ne sont aparus que des années plus tard.

Généralement, ce qui caractérise ces comportements est la certitude que la science vient d'ouvrir une voie nouvelle. Or dans ces situations, les connaissances ne sont alors que partielles, ce que les chercheurs ne savent pas (à moins qu'ils ne veuillent pas le savoir) et dès lors, les applications se révèlent relever du n'importe quoi. Les praticiens sont sûrs d'eux et les conséquences tragiques peuvent ne survenir que longtemps après.

Justement, en revenant au texte de Philippe Marlière, lorsqu'il prétend que la biologie synthétique abandonne la « démarche analytique, hypothético-déductive », au profit d'une autre démarche : « comprendre en construisant, inférer pour construire, construire pour comprendre », il fait l'impasse sur le fait qu'en décidant de produire une combinaison avec ce que l'on vient de découvrir être capable de composer (c'est-à-dire n'importe quoi), on ne pourra que comprendre que c'est n'importe quoi, et plus tard, que c'était le plus bel exemple de ce qu'il ne fallait pas faire !

Il ne s'agit ni de Pandore, ni de Prométhée.

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SOS-planete

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Auteur : Serge Sebestyen

Source : www.vivagora.org

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