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Faudra-t-il nourrir les ours polaires pour sauver l'espèce ? - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 10/02/2013 à 15h21 par kannie.

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Faudra-t-il nourrir les ours polaires pour sauver l'espèce ?

 

Déplacements d'animaux vers le Nord, distribution de phoques prêts à manger, accueil dans des centres animaliers chaque été... Il est temps d'envisager des mesures drastiques pour sauver les ours polaires, menacés par la disparition estivale de la banquise encore plus que par la prédation des chasseurs. C'est ce qu'affirment douze experts des ours blancs de différents pays dans un article publié en ligne par Conservation Letters, le journal de la Society for Conservation Biology.

La communauté internationale doit décider en mars, à Bangkok, lors de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), de classer ou non l'ours polaire dans l'Annexe I. Un tel classement entraînerait l'interdiction du commerce international des morceaux d'ours, protégeant l'animal de la chasse commerciale.

UNE ICÔNE DES EFFETS DU RÉCHAUFFEMENT

Quelle que soit la décision prise à Bangkok, le changement climatique, lui, n'est pas prêt de s'arrêter. Chaque année, la surface de la banquise se réduit un peu plus durant l'été. La glace fond de plus en plus tôt, se reforme de plus en plus tard. Or la banquise est une plateforme de chasse indispensable à l'ours polaire, devenu une icône des effets dramatiques du réchauffement.

 
Lire : La banquise arctique a fondu comme jamais cet été

 
"Nous voulons que les gouvernements se tiennent prêts, avec des plans de gestion et de conservation pour les ours polaires, quand le pire scénario du changement climatique se produira", explique Andrew Derocher, chercheur à l'Université d'Alberta, au Canada. "On continue à gérer les ours polaires au Canada comme si rien n'avait changé", regrette-t-il.

Selon les estimations, la population mondiale d'ours polaires serait comprise entre 20 000 et 25 000 animaux, dont 15 000 au Canada. Or, selon des estimations de M. Derocher, un été exceptionnellement chaud pourrait suffire à éradiquer la moitié de la population d'ours blancs de la région d'Hudson Bay, en coinçant à terre des centaines d'animaux.

"Nous faisons face à une situation totalement inédite", estime l'Américain Steve Amstrup, cité par la revue Yale Environment 360. D'où la volonté des auteurs de défendre des solutions inédites pour sauver autant d'ours que possible.

 

 

Pour éloigner des zones d'habitation humaine les ours affamés et privés de banquise, il pourrait être nécessaire de transférer des animaux plus loin au Nord, avancent ainsi les scientifiques. On pourrait également leur déposer régulièrement, par hélicoptère, des carcasses de phoques loin des villages.

PRÉSERVER LE PATRIMOINE GÉNÉTIQUE

Mais face au risque de voir les ours mourir de faim l'été ou attaquer les hommes, les gouvernements pourraient être amenés à les parquer dans de vastes centres animaliers spéciaux où ils seraient à la fois nourris et surveillés. Dans d'autres cas, les scientifiques pourraient être contraints d'euthanasier une partie des animaux pour accroître les chances de survie du reste du groupe.

Enfin, en dernier recours, si l'habitat des mammifères marins venait à disparaître complètement, un maximum d'ours blancs pourraient être envoyés dans des zoos - qui peinent aujourd'hui à s'en procurer - pour préserver le patrimoine génétique de l'espèce.

Autant de mesures coûteuses, hasardeuses, qui risquent de modifier en profondeur les comportements des ours sauvages, admettent les auteurs. Mais Andrew Derocher se dit convaincu qu'un jour ou l'autre, nous serons contraints de nourrir les ours polaires. "La pression de l'opinion publique pour le faire sera intense, dit-il. Et le public influence les politiques."

Pour convaincre que leurs propositions sont tout sauf farfelues, les douze experts rappellent que des ours blancs sont déjà retenus dans des enclos l'été au Canada, dans le Manitoba et dans l'ouest d'Hudson Bay. Et qu'en Europe, des ours bruns sauvages se voient régulièrement distribuer de la nourriture par l'homme.

 

Un article de Grégoire Allix, publié par lemonde.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Grégoire Allix

Source : www.lemonde.fr

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