Faire son marché sans payer, c'est autorisé (même pour les riches) - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 18/04/2013 à 17h52 par kannie.


FAIRE SON MARCHÉ SANS PAYER, C'EST AUTORISÉ (MÊME POUR LES RICHES)

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Faire son marché sans payer, c'est autorisé (même pour les riches)

Donnez ce qu'il vous plaît ou rien
Prenez ce dont vous avez besoin
Marché 100 % gratuit

 

Les initiatives contre la surconsommation se répandent en France. Dernières en date, les « gratiferias », grands marchés gratuits où l'on donne ce dont on ne se sert plus. Libération matérielle durable ou expérience éphémère ?

Un bric-à-brac géant en libre-service et sans passer par la caisse. Le tout place de la Bourse, à Paris. Notre système économique aurait-il pour de bon perdu son latin ? Oui, et tant mieux, ont voulu montrer les «Indignés» de la capitale, samedi 13 avril. Pour l'illustrer, et montrer qu'«il est temps de changer de paradigme», le mouvement parisien Réelle démocratie maintenant a organisé la première « gratiferia » de la capitale. Quelque 200 personnes sont passées, malgré la pluie, et le noyau dur a décidé d'une prochaine manifestation le 12 mai place Stalingrad.

Florent, graphiste et animateur du mouvement, explique le principe de ce grand marché gratuit : les badauds choisissent librement les objets généreusement ramenés par d'autres, et les embarquent sans sortir leur porte-monnaie. «Vêtements, nourriture, objets divers, livres, ce n'est pas du troc, vous pouvez venir sans rien d'autre que votre bonne humeur...» précise la page Facebook de l'événement.

«On se doute qu'il y aura plus de gens qui vont venir chercher quelque chose de gratuit que de gens qui vont venir donner. Le but n'est pas de remplir son chariot mais de faire une expérience de partage», expose Florent qui espère renouveler cette démarche «libre et positive» chaque mois.

Une «libération matérielle»

Ce vide-grenier d'un nouveau genre essaime en France depuis des années sous l'initiative Le Grand Don, mais surtout depuis septembre dernier, quand cinq Charentaises l'ont importé d'Argentine. C'est là qu'un certain Ariel Bosio a organisé début 2010 dans son appartement (avant un énième déménagement), la première foire gratuite visant la «libération matérielle» afin de se détacher de «l'oppression du système économique».

«Cette doctrine cherche à comprendre comment refonder la démocratie sans la faire reposer sur une perspective de croissance, qui n'est plus vue comme la solution première à tous les maux de l'humanité.»

Parmi les centaines d'initiatives qui visent à fonder le rapport social sur autre chose que la quête de toujours plus, on trouve «l'économie sociale et solidaire, le commerce équitable, le couchsurfing, les monnaies locales, etc.», énumère le professeur à l'université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense.

Depuis peu, les gratiferias –qui restent des événements ponctuels– et les zones de gratuité, qui reposent sur le même principe mais qui sont établies dans la durée, souvent au sein de locaux associatifs ou de bars, complètent la liste (en témoigne le répertoire d'initiatives regroupées sur ce site)

«Donner une deuxième vie aux objets, sortir du mouvement de surconsommation, organiser le sens du partage, tout ça m'a immédiatement parlé», explique Isabelle, 44 ans, habitante de Châteauneuf-sur-Charente. (...)

Comment préparer l'événement sans argent

«On s'est d'abord interrogé sur le mouvement de gratuité, à commencer par comment organiser la manifestation sans argent », énumère celle qui exerce le métier de commerçante (!). Sur ce point, le système D a fonctionné à plein :

(...)

Pour le sociologue, ces gratiferias devraient s'inspirer des «donneries» belges, qui centralisent sur Internet des offres de dons qui ne peuvent se faire qu'«à une distance que nous pouvons raisonnablement parcourir à pied ou à vélo pour récupérer des objets», comme l'indique leur site. Une manière de garantir qu'on recroisera un jour son généreux donateur. Et de créer une connivence entre inconnus.

«L'échange, le partage, la discussion sont aussi au coeur de notre initiative», rassure Florent, pour qui le vrai but de la gratiferia parisienne est de «trouver des alternatives à la précarité». Il précise toutefois que l'événement est ouvert à tous les milieux sociaux. Même les riches pourront se servir gratis.

 

Pour lire la totalité de cet article de Alexandra Bogaert, publié par rue89.com et relayé par SOS-planete, cliquer ICI

 

Ce post vous est transmis grâce au dispositif mis en place par l'équipe bénévole des lanceurs d'alerte de SOS-planete

 

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Alexandra Bogaert

Source : www.rue89.com