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Cette actualité a été publiée le 15/12/2009 à 20h41 par Phil.


EXPÉRIMENTATION ANIMALE : DÉVELOPPER DES MÉTHODES ALTERNATIVES

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Expérimentation animale : développer des méthodes alternatives

Information sélectionnée par Phil', qui voit ici un premier pas à saluer même s'il est largement insuffisant.

15 déc 2009

Rapport – Les députés Michel Lejeune (UMP, Seine-Maritime) et Jean-Louis Touraine (SRC, Rhône) ont remis le 9 décembre leur rapport sur l'expérimentation animale en Europe, dans le cadre des travaux de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst). Les deux élus prônent le développement de méthodes alternatives à l'expérimentation animale.

Actuellement, « l'utilité de l'expérimentation animale est largement reconnue, tant dans le domaine de la recherche biomédicale que pour assurer la sécurité des produits mis sur le marché », soulignent les deux députés dans leur rapport.

Cependant, deux revendications fortes émergent, à savoir limiter le plus possible les contraintes infligées aux animaux et développer des méthodes de substitution.

Les solutions alternatives sont indispensables pour « le respect des animaux », mais aussi « pour des raisons économiques car l'utilisation d'animaux à des fins expérimentales est très coûteuse, elle exige des installations adaptées et un personnel qualifié», a expliqué Michel Lejeune. La culture de cellules in vitro et l'imagerie médicale pourraient remplacer l'expérimentation animale dans une certaine mesure.

Le Centre européen de validation des méthodes alternatives (Ecvam) « n'a validé en dix ans que quinze méthodes alternatives, dont cinq fois la même, soit dix nouvelles, une par an », a regretté le député de Seine-Maritime.

« Si l'on veut avancer, il faut que cet organisme soit boosté et puisse fonctionner efficacement », a-t-il ajouté.

La directive de 1986

L'expérimentation animale est actuellement régie par la directive de 1986 (voir encadré). Cependant, la présidence suédoise de l'Union européenne souhaite la révision de cette directive avant la fin de l'année. Divers thèmes restent en marge de cette directive : le rôle des personnels, la formation, l'organisation des animaleries, la recherche de méthodes de substitution et leur validation.

La nouvelle directive pourrait imposer des normes d'hébergement et de soins des animaux plus rigoureuses.

Dès lors, la première recommandation des parlementaires est de faire en sorte « d'aboutir à une révision équilibrée de la directive sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques avec une application progressive des nouvelles dispositions ».

Il convient, selon eux, d'éviter, entre autres, « le risque d'une perte de compétitivité scientifique et économique, liée à la définition de normes exigeantes non standardisées au niveau international ».

Aussi défendent-ils l'idée que l'application des règles d'hébergement et de soins des animaux soit « souple et progressive ».

Bien que la France se situe dans « une bonne moyenne européenne », « cela coûterait 100 MnsE pour mettre aux normes les lieux d'hébergement, a souligné Michel Lejeune.

Certains pays seraient en difficulté s'il fallait appliquer tout de suite les recommandations dans ce domaine ».

Recherche et formation

Les rapporteurs plaident, par ailleurs, pour un renforcement de la recherche visant à rationaliser l'utilisation des animaux et à trouver des méthodes alternatives à l'expérimentation animale. Ils proposent trois axes de recherche.

Tout d'abord, l'amélioration de la connaissance sur l'utilisation des animaux à des fins scientifiques et expérimentales afin de valoriser l'expertise française en la matière.

« Deux domaines méritent une attention particulière : l'évaluation de la douleur des animaux de laboratoire et celle des tests de toxicité. »

Ensuite, la conception de nouveaux outils permettant d'améliorer l'efficacité, voire de remplacer les expériences réalisées sur les animaux. Enfin, les recherches biomédicales n'utilisant des animaux que très marginalement.

Pour encourager la recherche sur les méthodes alternatives, Michel Lejeune et Jean-Louis Touraine proposent la création d'un prix prestigieux d'un montant allant de 10 000 à 20 000 E, « couronnant les résultats de travaux collaboratifs sur les méthodes alternatives à l'expérimentation animale ».

Toujours concernant la recherche, les parlementaires suggèrent de mettre à jour les réglementations sur la formation des personnels, de sensibiliser à l'expérimentation animale et aux méthodes de substitution les étudiants susceptibles de travailler sur les animaux au cours de leur cursus.

Je sais que cette image va en choquer certaines, certains, mais ce qui est insupportable dans un sens l'est aussi dans l'autre.

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