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Cette actualité a été publiée le 29/10/2010 à 17h56 par Tanka.


EXPÉRIMENTATION ANIMALE : DES STATISTIQUES DÉSOLANTES

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Expérimentation animale : des statistiques désolantes

Les chiffres publiés par l'UE sur le nombre d'animaux utilisés dans l'expérimentation animale sont extrêmement décevants. Les animaux sont toujours aussi nombreux à être torturés dans les laboratoires, et en France plus qu'ailleurs. One Voice poursuit son combat pour le développement d'une recherche éthique et respectueuse du vivant.

Encore une mauvaise nouvelle en matière d'expérimentation animale. Après la désastreuse révision de la directive européenne sur l'expérimentation animale adoptée en septembre dernier, les statistiques que vient de publier l'Union Européenne sont elles aussi désolantes. En 2008, 12 000 000 d'animaux ont encore été sacrifiés dans l'UE pour la recherche et le développement, soit à peu près le même nombre qu'en 2005.

En trois ans, rien n'a changé, ou presque, dans les laboratoires et les centres de recherche européens. Les rongeurs sont toujours les plus sacrifiés (9 830 000, soit 80 % du total), notamment les souris dont le nombre a augmenté de 12 % et celui des lapins de 7 %. Si le nombre des chiens utilisés a quelque peu diminué (- 12 %), celui des chats et des porcs est en augmentation avec respectivement + 5 % et + 40 %.

Les primates non-humains continuent de faire l'objet d'expérimentations, notamment les Prosimiens dont le nombre a augmenté de 86 % ! Il est à noter que 56 % des macaques utilisés sont importés de pays hors Union européenne, dont des animaux sauvages ainsi que leur progéniture, braconnés et capturés. Il en va de même pour d'autres animaux, comme les chiens, les chats ou les furets, pour répondre à une demande toujours plus pressante.

À ce jeu de massacre, les trois plus grandes puissances économiques européennes sont encore les plus fortes. La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne déciment à elles seules 55 % des vies animales. Avec une augmentation respective de 11 % et 21 %, l'Allemagne et le Royaume-Uni talonnent désormais la France qui, malgré une stabilisation du nombre d'animaux utilisés, conserve la première place de ce macabre palmarès avec 2 328 380 animaux.

Ce chiffre est toutefois à comparer avec précaution étant donné que la France est le seul pays parmi les 27 à avoir communiqué des statistiques pour l'année 2007 et non 2008 comme demandé.

Comme pour l'ensemble des pays, la recherche française utilise principalement des rongeurs mais le nombre d'oiseaux a doublé et celui des poissons a augmenté de 15 %. Les chats, les chiens et les primates font aussi partie des animaux testés et ils sont les seuls en France, avec les lapins, à servir à plusieurs expériences successives.

Deux autres chiffres inquiétants méritent d'être signalés : le premier concerne le nombre d'animaux utilisés pour des expériences non identifiées, dites « autres », qui s'élève à 11,2 %, soit la 4e position en termes de nature d'expérience. Le second se rapporte au nombre de centres d'expérimentation animale qui enregistre une baisse significative : 450 laboratoires recensés, soit – 900 depuis les années 90, alors que le nombre d'animaux ne diminue pas.

Cela tend à prouver que la concentration n'a aucun effet ni sur la mutualisation des données ni pour la mise en commun de moyens pour le développement de méthodes alternatives.

Alors qu'en 2002 une baisse de l'utilisation des animaux s'amorçait, 2008 marque une reprise. Des animaux qui étaient autrefois utilisés en petit nombre sont désormais les cibles des laboratoires, comme les furets, les chevaux, les ânes ou les chèvres.

Loin d'atteindre les chiffres vertigineux des cadors de l'expérimentation animale, certains pays très modérés ont, en trois ans, augmenté de façon notable le nombre d'animaux utilisés. One Voice, en sa qualité de représentant de la coalition européenne pour la fin de l'expérimentation animale (ECEAE), déplore ces tristes résultats et dénonce une réelle absence de volonté politique en matière de recherche moderne et éthique.

L'association reste déterminée à poursuivre le combat pour une recherche respectueuse du vivant et une législation qui protège véritablement les animaux.

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Auteur : One voice

Source : www.protection-des-animaux.org