Être un peu stressé peut être bon pour vous - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 08/01/2013 à 20h01 par kannie.


ÊTRE UN PEU STRESSÉ PEUT ÊTRE BON POUR VOUS

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Être un peu stressé peut être bon pour vous

 

«Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort», a dit Nietzsche

Et en effet, la plupart des agressions du quotidien sont bonnes pour notre santé. Cela est vrai de la plupart des bactéries et microbes, qui stimulent et renforcent notre système immunitaire.

Cela est vrai du froid et du chaud, qui augmentent notre métabolisme, et rendent notre corps plus résistant aux variations climatiques.

Cela est vrai des efforts brusques : faire du sport provoque de multiples micro-déchirures dans nos muscles, épuise nos réserves de vitamines, de minéraux, d'hormones, d'oxygène, et provoque de l'inflammation. Et pourtant, à partir du moment où l'on peut boire, manger, et se reposer après, l'exercice physique fortifie le corps.

Cela est vrai également des «agressions» mentales : obligés de répondre à des questions difficiles, de gérer des situations tendues, nous développons les capacités de notre cerveau : meilleures perceptions, meilleure mémoire, expérience accumulée qui nous fera prendre, à l'avenir, de meilleures décisions.

Bien que le stress soit aujourd'hui désigné comme l'ennemi universel de la bonne santé et du bien-être, la réalité est qu'il n'y a que certaines agressions, particulièrement violentes, importantes, ou durables, qui nuisent vraiment à nos organismes.

La plupart du temps, c'est le contraire : le stress est en fait bon pour nous !

Un phénomène universel

Les scientifiques appellent ce phénomène l'hormèse. Il se produit lorsqu'un être vivant, exposé à des toxines ou à un stress, en sort renforcé. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce phénomène est extrêmement courant, il est même la règle dans le monde du vivant : les champignons, les bactéries, les insectes, les plantes, les algues et les animaux ont tous cette faculté d'adaptation.

Les êtres vivants, en effet, ont tous une certaine capacité à conserver leur équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes extérieures. Et ils le font en adaptant leur milieu intérieur. C'est ce que le grand médecin Claude Bernard a appelé l'homéostasie.

L'important est de ne pas solliciter l'organisme au-delà de sa capacité d'adaptation. Mais le pire pour un être vivant est l'absence complète de difficultés, de toxines, de bactéries, de nécessité de faire des efforts. C'est cela qui affaiblit le plus l'organisme, et finirait par nous tuer !

Si, par exemple, vos bras sont habitués à porter un téléphone portable ou un sac-à-main, et qu'ils doivent soudain soulever 12 fois de suite un poids de 10 kg, à la salle de gym, ils deviendront plus forts, meilleurs. Et le plus formidable est que nos corps ne se contentent pas de compenser le stress. Vous surcompensez. Vous devenez plus fort, plus résistant que nécessaire pour résister au stress que vous avez subi. Car notre corps prévoit toujours une marge, il cherche à en faire un peu plus que le minimum pour assurer sa simple sécurité.

Cela veut dire que beaucoup de choses que nous considérons comme pénibles, désagréables, mauvaises, sont en fait bonnes pour nous. Ces agressions qui semblent sur le coup nous causer du tort, renforcent nos organismes et notre capacité d'adaptation sur le long terme.

Voici quelques exemples, au-delà de l'exercice physique qui est un cas évident :

Le jeûne : Sauter un repas de temps en temps, ou manger juste un peu moins qu'à sa faim (restriction calorique) provoque un stress mais augmente la sensibilité à l'insuline (ce qui est bien), diminue la masse graisseuse, améliore le bilan sanguin lipidique, et augmente la longévité. Cela permet au corps de se débarrasser de cellules mortes ou malades, et d'éliminer les toxines.

Les polyphénols : Connaissez-vous ces pigments qui donnent leur couleur aux plantes, et qui ont tant d'effets favorables sur la santé ?

Les polyphénols existent pour protéger les plantes du stress oxydatif, des radiations solaires, et des prédateurs. Hé oui : ce sont des pesticides naturels, des toxines fabriquées par les plantes pour lutter contre les insectes. Ils ne nous tuent pas, évidemment, mais ils vont irriter nos organismes juste assez pour provoquer une réaction d'adaptation au niveau cellulaire entraînant les innombrables bienfaits pour la santé attribués aux fruits et légumes. Si nous mangions des camions de myrtilles, nous ferions sans doute une overdose d'anthocyanine. Mais une ou deux poignées fortifient la santé.

Douches froides : les douches d'eau froide provoquent une réaction d'adaptation du corps. On constate une hausse de la production endogène (par le corps lui-même) d'antioxydants, et une meilleure réponse immunitaire.

Soleil : Notre capacité à bronzer au soleil est un cas classique d'hormèse. Le bronzage rend la peau plus résistante, réduit le risque de cancer de la peau, indique que nous avons produit de la vitamine D, et nous rend... plus beaux !

Radiations : Bien que la plupart des scientifiques supposent que les radiations sont toujours mauvaises, y compris à des doses très faibles, des recherches menées au Japon indiquent au contraire que de faibles doses de radiations, telles qu'on en trouve dans certains sites naturels, pourraient en réalité protéger contre le cancer via le mécanisme d'hormèse.

On ne sait pas toujours quels sont les mécanismes biologiques derrière l'hormèse, mais cela pourrait être lié au NRF2, un facteur de transcription qui, lorsqu'il est activé, permet l'expression de gènes impliqués dans la réaction antioxydante, la détoxification et la protection cellulaire. De nombreux «agresseurs» comme l'effort physique, la restriction calorique, les polyphénols, les radiations et la lumière solaire activent le NRF2.

J'insiste enfin sur le fait que le stress, ou l'agression, ne renforcent l'organisme en général qu'à dose faible ou mesurée. Si jeûner occasionnellement est excellent pour la santé, la famine déclenche au contraire une dégradation tragique de la santé. 20 mn d'exposition au soleil vous donne un joli bronzage et votre dose de vitamine D, mais trois heures sur une peau non préparée provoque de graves brûlures. Un petit choc émotionnel fait monter votre niveau d'adrénaline et de cortisol, augmentant votre capacité de perception de votre environnement ; en revanche, une année de stress chronique épuisera vos glandes adrénales, et affaiblira votre organisme.

Alors arrêtons de stresser au sujet du stress quotidien, et contentons-nous d'agir lorsque nous subissons de vraies agressions graves qui mettent effectivement nos vies en danger.

 

Un article de Jean-Marc Dupuis, publié par santenatureinnovation.fr et relayé par SOS-planete

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Jean-Marc Dupuis

Source : www.santenatureinnovation.fr