Être éco-milliardaire, c'est tendance - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 01/06/2012 à 14h06 par Mich.


ÊTRE ÉCO-MILLIARDAIRE, C'EST TENDANCE

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Être éco-milliardaire, c'est tendance

 

Avez-vous vu le film « Des saumons dans le désert ? » C'est l'histoire improbable d'un cheikh yéménite qui décide d'introduire sur ses terres sablonneuses une colonie de saumons. L'écologisme sponsorisé à coup de milliards, c'est pareil, à peu de choses près.

A l'instar de Richard Branson, Bill Gates, Douglas Tompkins et autres nababs, les éco-milliardaires ont la côte en ce moment. Les riches entrepreneurs raclent leurs fonds de poche pour investir dans la protection d'espèces sauvages, ou en voie d'extinction. Peuvent-ils vraiment changer la donne ?

On peut notamment citer parmi ces initiatives philanthropes, Ted Turner (fondateur de TBS et CNN, rien que ça) qui s'est offert des milliers de kilomètres carrés sur le sol américain, en vue de préserver des espèces comme le bison ou la tortue du Mexique. Il s'est engagé par ailleurs à une reforestation de ces terres. L'Institut de recherche en botanique du Texas lui a d'ailleurs remis une récompense pour son travail.

Comme lui, la fantaisie de Gordon Moore, créateur d'Intel, l'a amené à acheter des zones où la biodiversité était menacée. Il les protège via sa fondation, un organisme très actif en particulier sur la forêt amazonienne. D'autres encore, font don de leurs possessions à des organismes de conservation de la nature, comme Michael Steinhardt et les îles confiées à la Wildlife Conservation Society.

Néanmoins, ces projets sont régulièrement sujets à controverse. En 2003, en réimplantant un poisson disparu de la région, notre cowboy Turner aurait tenté d'empoisonner les autres espèces présentes dans le cours d'eau avec de l'Antimycine. Cette méthode quelque peu radicale prête à confusion.

En se la jouant écolo, les hommes les plus riches de la planète se donnent une image bienfaisante et charitable. Leur contribution à la protection de l'environnement n'est que remarquable, toutefois, tout dépend de l'effort fourni, une fois les lieux investis.

Vouloir protéger des espèces, c'est bien. Restaurer la qualité du milieu, établir une surveillance et un suivi constant de la réhabilitation des espèces, éviter le braconnage, prendre en compte les populations locales, c'est mieux.

Autre exemple, Richard Branson, l'homme qui aime la polémique, décide lui aussi de sauver à sa manière une espèce animale. Pour cela il choisit le lémurien. Le patron de Virgin souhaite expédier la petite bête sur l'île Mosquito, un havre de paix privé perdu dans les Caraïbes (depuis revendue). Or il faut savoir que le lémurien vit exclusivement sur une autre île, Madagascar. Rien ne prouve que les lémuriens s'habitueraient à leur nouveau milieu. Pire encore, l'écosystème de l'île risque d'être perturbé.

Prévue pour en faire une station écotouristique, on est en droit de se demander si la volonté de Branson porte réellement sur la sauvegarde animale ou sur une nouvelle source de profit ? Ôtez-moi une idée mal placée, une île vierge et des lémuriens, ça attire les touristes, non ?

 

Un article de Adrien Parmentier, publié par metropolitaine.fr

 

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Auteur : Adrien Parmentier

Source : www.metropolitaine.fr