Et si on parlait enfin des vraies solutions face au réchauffement - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 20/12/2009 à 08h04 par Tanka.


ET SI ON PARLAIT ENFIN DES VRAIES SOLUTIONS FACE AU RÉCHAUFFEMENT

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Et si on parlait enfin des vraies solutions face au réchauffement

Information recueillie par Tanka

Pendant que les chefs d'Etat discourent indéfiniment et compromettent l'avenir de la planète, des mouvements et collectifs tentent d'agir concrètement. Les propositions, initiatives et expérimentations en faveur d'une société plus écologique et plus juste socialement ne manquent pas. Passage en revue de quelques-unes de ses « vraies » solutions au changement climatique, présentées à Copenhague par des citoyens ou des associations.

« Les vraies solutions ne sont pas dans l'agenda des négociations officielles », assène Naomi Klein, journaliste et altermondialiste canadienne, sur la scène du sommet alternatif à Copenhague. C'est en arpentant les rues à l'extérieur du Bella Center que l'on croise des militants venus du monde entier témoigner d'alternatives locales et mondiales.

Manger moins de viande

Kathy Bai se tient chaque jour à l'entrée du Bella Center. Son credo : une loi « pour le végétarisme ». Elle offre un sandwich végétal à toutes celles et ceux prenant le temps de s'arrêter : « L'industrie du bétail est responsable d'au moins 50 % du réchauffement climatique. 80 % des enfants souffrant de la faim vivent dans des pays qui exportent des aliments pour nourrir les animaux d'élevage des pays développés », assène-t-elle à ses interlocuteurs. Le végétarisme est pour elle « la première manière de stopper la faim dans le monde et le réchauffement climatique » [2].

Kathy peine à se faire entendre dans son pays - les Etats-Unis - comme au Danemark, qui exporte plus de 85% de sa production de porc. Largement nourris au soja génétiquement modifié selon la Via Campesina, ces élevages de porcs illustreraient « un modèle de gaspillage, de profit et de destruction environnementale et sociale [qui] a fait son temps ». Alors que des alternatives à l'alimentation à base de soja transgénique existent (comment se nourrir sans soja OGM ?).

Agriculture paysanne, droit à la terre et semences locales

En réponse à ce modèle, des paysans ne cessent de manifester pour la souveraineté alimentaire. Autrement dit, le droit des paysans de nourrir le monde et de se nourrir eux-mêmes. « Une conversion massive de la monoculture industrielle à l'agriculture paysanne durable et le développement des marchés locaux permettraient une réduction massive de tous les gaz à effet de serre », assure Josie Riffaud de la Via Campesina, qui regroupe des mouvements paysans du monde entier. Pour Henry Saragih, coordinateur général de ce syndicat paysan, « l'agriculture soutenable c'est aussi l'utilisation des semences locales ». Ces dernières connaissent une appropriation sans borne par les firmes semencières. Selon le rapport 2008 d'ETC Group, dix firmes contrôlent les deux tiers du marché mondial de la semence. « Nous voulons pouvoir conserver, ressemer, échanger et vendre nos semences et nous réclamons aussi le droit à la terre, précise Henry. Sous couvert de l'ONU, les gouvernements ont distribué 9 millions d'hectares dans le cadre de REDD mais sans jamais de compensation pour les personnes expropriées ».

Confier la préservation des forêts aux peuples autochtones

« REDD » est l'acronyme qui revient tout le temps dans la novlangue des négociateurs officiels comme dans les couloirs du Klimaforum. Ce sont les initiales de « reducing emissions from deforestation and forest degradation in developing countries », ou réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement. Une entreprise investissant dans la gestion durable de forêt serait créditée de droits à polluer qu'elle pourrait utiliser ou revendre. La mise en place de ce mécanisme est le seul aspect de la convention climat sur lequel les Etats sont tombés d'accord. Mais pas la société civile : de nombreux militants arborent le T-shirt « no rights = no REDD » (pas de droits = pas de REDD). « Pourquoi ce t-shirt ? Parce que tant que les peuples autochtones ne verront pas leurs droits reconnus dans le mécanisme REDD, nous n'en voudrons pas, précise une militante de la Global Forest Coalition. La solution au changement climatique est dans le respect de la mise en oeuvre de leurs droits ».

Les peuples autochtones ne sont pas partie prenantes des négociations alors même qu'ils sont, souvent, les principaux concernés en tant qu'habitants de zones forestières à protéger.

Sophie Chapelle - bastamag


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