Et si on parlait du vivant ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 31/10/2011 à 20h51 par Kannie.


ET SI ON PARLAIT DU VIVANT ?

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Et si on parlait du vivant ?

 

La Toussaint, c'est fait pour célébrer les morts, dit-on. Mais peut-être aussi pour regarder ce que les hommes ont fait de leur existence.

Toute la presse martèle que nous sommes désormais 7 milliards d'êtres humains sur notre petite planète et que 430 000 bébés sont attendus aujourd'hui dans le monde, dans les palais comme dans les bidonvilles. « En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950.

Des chiffres qui donnent le vertige et qui ramènent vers la pensée de Claude Levi-Strauss : « La surpopulation est le problème fondamental de l'avenir de l'humanité ». Dans le même temps, « la consommation d'eau potable augmente deux fois plus vite que la population mondiale » (Zegreenweb).

La connaissance, ou, à défaut, la conscience

Et tous les plans sur la comète pour tenter de concevoir un avenir qui vaille la peine d'être vécu ne semblent se résumer qu'à un seul mot : la connaissance, ou à défaut la conscience. C'est pourtant mal parti.

«Face aux périls écologiques, les urgences d'une planète surpeuplée », titrait Le Monde le 20 octobre, qui rappelait : « Provoquée par la crise économique, la baisse des aides et des investissements dans l'école risque d'être lourde de conséquences. Selon l'Unesco, il ne sera pas possible de généraliser d'ici à 2015 la scolarisation des enfants dans le primaire, pourtant l'un des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).»

«L'éducation dans un monde de sept milliards de personnes Les femmes qui ont fait des études souhaiteront qu'il en soit de même pour leurs enfants et préféreront avoir moins d'enfants de façon à ce qu'ils puissent bénéficier d'une meilleure éducation.

Cependant, l'éducation est elle-même affectée par la démographie qui est désormais considérée comme une variable essentielle de la planification de l'éducation. La croissance de la population, par exemple, peut peser d'un tel poids sur la loi de l'offre et de la demande dans l'éducation qu'elle peut finir par entraver les efforts déployés pour atteindre les objectifs de l'éducation.» (Unesco, extrait du communiqué du 31.10.2011)

Presque plus de place pour le monde animal sauvage, qui doit se contenter de la portion congrue, et si les défenseurs de la nature n'étaient pas là pour nous rappeller régulièrement toutes les merveilles qui sont en train de disparaître doucement, nous aurions peut-être même déjà oublié qu'elles existent, tant l'attention est tout entière focalisée par le dieu économie, qui dicte ses lois brutales, où la notion même de bonheur est une hérésie.

Pas si sûr que l'homme sache trouver un équilibre dans une nature ravagée par ses excès. La diversité va de pair avec une faible densité et fréquence, rappellait récemment l'écologue Pierre-Michel Forget, spécialiste du carapa.

Dans les forêts riches en diversité, les arbres ne sont pas très denses, et les animaux y sont plutôt rares. C'est tout l'inverse avec l'homme, une espèce invasive qui favorise d'autres espèces invasives, et domine tous les écosystèmes.

Un article, paru dans Le Monde du 29 octobre sous la plume de Laurent Marot, rappelle la mission guyanaise à laquelle vient de participer Pierre-Michel Forget : En Guyane, une "forêt témoin" pour étudier biodiversité et climat (article payant). Sur une surface de 40 hectares, où nombre de collecteurs de graines, fleurs et fruits ont été installés, une forêt témoin est sous surveillance depuis 1990 aux Nouragues.

Et cette connaissance des cycles de la forêt n'est pas seulement une affaire de scientifiques, elle nous concerne tous, car elle peut permettre à terme une autre connaissance -et/ou une autre conscience- celle des relations entre les plantes, les animaux, le climat, la structure du sol, et au bout du compte, les mécanismes de la vie et de la survie, comme le résume si bien Bernard Riera, botaniste au Muséum national d'histoire naturelle.

«Or, en France comme dans le monde, le rythme d'extinction des espèces est globalement très supérieur au rythme naturel depuis plusieurs dizaines d'années.»

«Au sein de l'Union européenne, la France possède une richesse et une responsabilité particulières, non seulement par la très grande diversité de ses écosystèmes sur son territoire métropolitain, mais aussi par celle de ses collectivités d'outre-mer qui, à elles seules, abritent 3 450 espèces de plantes et 380 de vertébrés endémiques, soit plus que toute l'Europe continentale.» (Cdurable.info)

Loin, très loin du matraquage médiatique, se déroule actuellement près de Poitiers un événement qui vaut bien le festival de Cannes, mais dont vous ne verrez même pas la première marche : le Festival international du film ornithologique de Ménigoute, où sont présentés, parmi 35 films en compétition, 15 films français dont 5 sur l'outremer.

Jean-Philippe Isel, qui a déjà réalisé en Guyane de très beaux documentaires sensibles (Les oiseaux de Kaw, Eputop un maraké wayana) y présente Species, un film réalisé pour le WWF Guyane et Kwata, dans le cadre d'un programme de protection des loutres géantes, du tapir et du jaguar.

Roger Le Guen y présente Pour l'amour d'une reine, un documentaire de 26 minutes tourné en Nouvelle Calédonie. Exposition sur les oiseaux d'outre-mer (présentée par la Ligue de Protection des Oiseaux) et conférences sur la biodiversité accompagnent également ce festival.

Quand un réalisateur canadien s'attaque à l'industrie minière de son pays, ça nous concerne, nous qui sommes littéralement assiégés depuis des années par les miniers canadiens, Iamgold et autres vampires : le documentaire «Trou Story» sort à l'occasion d'un festival de cinéma au Canada et fait déjà trembler l'industrie minière (bande annonce du film).

On a voulu parler de l'Abitibi, pour parler de ce qu'on connaît, déclare le réalisateur. Pour donner un exemple ou une référence. (Lapresse.ca : Trou story : les indignés).

Et quand le Brésil se décide à réaliser un reportage sur l'orpaillage clandestin, ça nous concerne encore, parce que le sujet Guyane était incontournable (Bcomoli, à la 5e minute de la vidéo).

 

Un article publié par blada.com

 

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Auteur : Blada

Source : www.blada.com