Entre alarmisme, sensibilisation et responsabilisation. Prenons-en de la graine! - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/10/2009 à 12h09 par Michel WALTER.

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Entre alarmisme, sensibilisation et responsabilisation. Prenons-en de la graine!

Information recueillie par Michel

A entendre le discours de certains écologistes militants, on peut être amené à se demander quel impact un appel alarmiste peut avoir sur les consciences, et si dépeindre un monde noir ne desservirait pas l'objectif d'éveil des consciences.

Les réactions varient d'un extrême à l'autre face à ce type de discours, selon la situation émotive, sociale, et le degré de sensibilité au sujet. Ainsi on verra aussi bien des réactions qui conduiront à un changement de comportement chez certaines personnes, que d'autres qui provoqueront un rejet total du message, simplement parce que les conditions ne sont pas réunies pour recevoir et intégrer ce type de discours.

En clair, quelqu'un au chômage sur le point de divorcer ne recevra pas ce message de la même manière qu'une personne travaillant dans un milieu intellectuel vivant le parfait amour avec sa compagne. Sans s'attarder sur cette caricature, on comprend qu'un message ne produira l'effet attendu – si effet attendu il y a – que s'il est conçu pour atteindre une cible définie, plus ou moins large.

Tout le monde n'a pas la fibre écologique, ou ne partage une vision collectiviste de l'organisation de notre société. Dans un objectif de sensibilisation et de responsabilisation, les moyens de communication, aussi bien sur le fond que sur la forme, doivent s'adapter au public visé afin de convaincre pas à pas, ou du moins de toucher les différentes composantes d'une société hétérogène.

Quel peut donc être l'impact d'un message décrivant le monde de façon négative, étalant les dérèglements, les inégalités, les injustices et la misère humaine dont seul l'homme est responsable ?

Les problèmes exposés reposent sur des mécanismes complexes, qu'ils soient géopolitiques économiques ou écologiques. La plupart du temps il est difficile pour l'individu de comprendre et d'intégrer l'ensemble des problématiques qui touchent les sociétés à une échelle globale.

Il est possible d'approfondir petit à petit certains sujets plus sensibles et d'élargir notre connaissance de ces problématiques, mais tôt ou tard on atteint un seuil de saturation, au-delà duquel toute nouvelle information devient indigeste. Il faut alors se détacher de cette échelle globale pour retrouver un ancrage concret, à travers des sujets ciblés, des actions quotidiennes.

Ce phénomène de saturation intervient chez n'importe quel individu confronté à un message qui appelle à l'ouverture vers un sujet vaste et dont les contours restent flous, comme celui de la refonte d'une civilisation sur des bases durables. Seulement, ce seuil est atteint plus ou moins vite, selon que l'individu est enclin à s'intéresser au sujet ou non.

L'intérêt est donc primordial pour un éveil profond des consciences. Pour sensibiliser, il faut avant tout intéresser en proposant un message par rapport auquel on se sente concerné. Un discours catastrophiste exposant des vérités intéressera une partie de la population, tandis qu'un discours plus réducteur mais positif en intéressera une autre.

Néanmoins, l'impact sera différent dans le second cas, où le public se sentira intéressé plus longtemps car son seuil de saturation ne sera pas atteint aussi rapidement. Un discours alarmiste peut être accablant, désemparant pour certains. Un problème y est décrit de façon brute sans forcément apporter de solutions ni accuser des responsables.

D'où une saturation immédiate : est-ce ma faute si le monde tourne à l'envers ? et de toute façon ai-je le pouvoir de changer les choses ? Entre le sentiment de culpabilisation et d'impuissance, le discours est immédiatement sanctionné par le rejet.

Grâces aux actions de sensibilisation et d'éducation de toutes origines, la prise de conscience environnementale est en marche. Mais le chemin est encore long pour que la question du développement durable dans sa globalité soit intégrée et débattue entre tous les acteurs de la société.

Qu'est-ce qu'un discours alarmiste peut apporter de nouveau dans ce mouvement ? Pour répondre à cette question il faut considérer plusieurs éléments :

- Bien que le développement durable soit désormais sur toutes les lèvres, l'expression est souvent détournée pour promouvoir une politique ou un produit sans que leurs propriétés « durables » n'aient été démontrées avec beaucoup de transparence.

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