Poignante leçon de Vie d'une petite fille : Vous savez, sur la Terre, tout est joli ! (Vidéo 01:02)

Enfants martyrs - Demain l'Homme

Accueil

Cette actualité a été publiée le 04/04/2010 à 13h37 par laurence.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager par mail
Enfants martyrs

En France, les chiffres concernant la maltraitance sont-ils sous-estimés ? C'est la conviction de la pédiatre et épidémiologiste Anne Tursz, qui estime que ce phénomène touche 5 % à 10 % des enfants. Selon elle, la maltraitance n'est pas un fléau marginal mais "un phénomène fréquent, débutant très tôt dans la vie, responsable d'une pathologie grave, voire mortelle, et à l'origine de conséquences sévères, surtout psychologiques, la plus redoutable étant sa répétition de génération en génération".

Anne Tursz s'appuie sur une enquête approfondie menée auprès de 26 tribunaux de Bretagne, d'Ile-de-France et du Nord-Pas-de-Calais. L'échantillon est large - ces zones regroupent le tiers des naissances françaises - et les conclusions sont accablantes : de 1996 à 2000, 80 bébés de moins d'un an ont été victimes, selon la justice, d'une mort "suspecte d'être d'origine intentionnelle ou certainement violente intentionnelle" alors que les statistiques officielles de mortalité n'en signalent que 23.

Pourquoi un tel écart ? Parce que nombre de ces infanticides ont été classés un peu vite parmi les décès liés à des causes médicales naturelles ou des accidents. L'enquête menée par les magistrats laisse pourtant peu de place au doute : ils recensent 27 néonaticides - des homicides intervenus au lendemain de la naissance, le plus souvent par asphyxie -, 18 infanticides plus tardifs liés à des coups, des asphyxies ou des noyades volontaires et 35 enfants victimes du syndrome du "bébé secoué".

Sans jamais sombrer dans le sordide, l'épidémiologiste met à mal nombre d'idées reçues, notamment celle qui veut que la maltraitance soit liée à la misère sociale. "Les parents auteurs sont représentatifs de la population générale : toutes les classes sociales sont concernées", constate-t-elle. Les facteurs psychoaffectifs semblent primer sur les facteurs sociaux : "Une enfance vécue dans la brutalité ou le mépris, des carences affectives responsables d'incapacité à se montrer patient et affectif soi-même et un manque de maturité" prédisposent, selon elle, à la maltraitance.

Malgré quelques digressions injustifiées sur le collectif "Pas de zéro de conduite", ce livre a le mérite de démontrer que la maltraitance passe souvent inaperçue : lors de leur courte vie, la moitié des enfants étudiés avaient vu un, voire plusieurs médecins. Neuf des 35 enfants décédés du syndrôme du bébé secoué avaient déjà été hospitalisés - la moitié pour des motifs inquiétants - et quatre avaient vu un médecin quelques jours à peine avant leur décès. "Beaucoup de ces morts étaient évitables", en conclut Anne Tursz.

Pour lutter contre ce fléau, l'épidémiologiste plaide pour une politique volontariste associant un renforcement de la médecine scolaire, une formation de tous les professionnels et un soutien aux programmes de périnatalité. Mais elle doute que ce discours soit entendu par le gouvernement : la suppression récente du défenseur des enfants, le placement de bébés en zone de rétention, les restrictions répétées imposées au système scolaire ou le renforcement du volet répressif de la justice des mineurs lui laissent penser que la majorité actuelle pratique, à sa manière, une forme de "maltraitance d'Etat".

Source : Lemonde.fr


Information recueillie par Laurence

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

      

 

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter laurence
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr

Commentaires des internautes

Laisser un commentaire sur cette actualité

Aucun commentaire n'a encore été déposé sur cette actualité.