Énergie : Tensions entre le Canada et l'Europe - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/10/2011 à 22h01 par Jacques.


ÉNERGIE : TENSIONS ENTRE LE CANADA ET L'EUROPE

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Joe Oliver, le ministre canadien des Ressources naturelles, défend le pétrole bitumineux de son pays que l'Union européenne veut pénaliser. Le Canada, doté des troisièmes réserves mondiales de pétrole, pourrait doubler sa production d'ici à 2020.

LE FIGARO. - La Commission européenne veut pénaliser les importations de pétrole issu des sables bitumineux parce que leur extraction est plus polluante. Votre réaction?

Joe Oliver. - C'est injuste et discriminatoire! Nous sommes transparents sur nos rejets de gaz à effet de serre. Ce n'est pas le cas de pays comme la Russie ou le Nigeria qui brûlent beaucoup de gaz dans l'atmosphère. En outre, depuis quinze ans, la quantité de gaz à effet de serre émise par l'exploitation des sables bitumineux a baissé de 30%.

Et elle va continuer à baisser. Bruxelles nous classe dans une catégorie différente de pays dont les émissions de gaz à effet de serre sont supérieures aux nôtres. L'Europe importe des pétroles lourds du Venezuela, d'Arabie ou d'Iran et très peu de pétrole canadien. C'est deux poids, deux mesures.

Qu'allez-vous faire?

J'ai écrit hier à la Commission et aux Vingt-Sept. J'ai rencontré à Paris nombre de mes homologues pour expliquer notre position. Nous n'allons pas rester passifs.

La France vient d'interdire la fracturation hydraulique qui permet d'exploiter les gaz de schiste. Il y a aussi débat au Canada...

Nous avons sans doute des réserves de gaz de schiste équivalentes à cent ou deux cents ans de notre consommation de gaz. C'est un enjeu stratégique considérable.

Il ne faut cependant pas ignorer les conséquences pour l'environnement. La question est actuellement étudiée au Canada, de manière indépendante du gouvernement. Notre politique est de ne pas fermer la porte à ce potentiel.

Le Canada compte 17 réacteurs nucléaires qui fournissent 15% de l'électricité. Quelle est votre politique nucléaire après la catastrophe de Fukushima?

Notre opinion est que le terrible désastre de Fukushima ne pourrait pas survenir au Canada. Nos centrales ne sont pas construites dans des zones sismiques ou vulnérables aux tsunamis. Et leur conception est différente. Notre autorité de sûreté est cependant en train d'examiner nos réacteurs.

Envisagez-vous de construire de nouveaux réacteurs?

Oui, dans la province de l'Ontario, 10 millions d'habitants, où le nucléaire fournit 58 % de l'électricité, la construction de deux nouveaux réacteurs est envisagée.

 

Un article de Nodé-Langlois Fabrice, publié par Le Figaro

 
Note de Jacques : Cà fait froid dans le dos !

 

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Auteur : Nodé-Langlois Fabrice

Source : marches.lefigaro.fr