Encore 70.000 personnes à évacuer autour de Fukushima - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 25/05/2011 à 00h16 par Mich.


ENCORE 70.000 PERSONNES À ÉVACUER AUTOUR DE FUKUSHIMA

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Encore 70.000 personnes à évacuer autour de Fukushima

 

L'opérateur de la centrale accidentée annonce que les coeurs des réacteurs numéros 2 et 3 ont probablement fondu.

Le calvaire des populations vivant à proximité de la centrale électronucléaire de Fukushima, gravement endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars, n'est pas près de se terminer. Dans un rapport publié lundi soir, l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) estime qu'environ «70.000 personnes, dont 9500 enfants de 0 à 14 ans», doivent encore être évacuées, en plus de celles qui l'ont été en urgence juste après la catastrophe et dont le nombre est estimé à 85.000.

Dans ces régions situées en dehors du périmètre d'évacuation initial de 20 kilomètres autour de Fukushima, la contamination en césium 137 et 134 (deux radioéléments durablement présents dans l'environnement) dépasse 600.000 becquerels par mètre carré, estime l'IRSN, qui s'est basé sur les relevés de radioactivité effectués par les autorités japonaises ainsi que sur des données américaines obtenues lors de survols des territoires contaminés.

Ce qui correspond à une dose d'irradiation externe de 10 millisieverts (mSv) reçue dans l'année suivant l'accident, selon l'IRSN qui ne prend pas en compte la contamination interne due à l'éventuelle ingestion d'aliments contaminés.

«Avec 10 mSv, on reste dans les faibles doses, explique Didier Champion, directeur de l'environnement à l'IRSN. Mais, nous considérons, par précaution, qu'il s'agit d'un seuil au-delà duquel il convient de procéder à l'évacuation des personnes concernées. Cela dit, le temps presse moins qu'au moment de l'accident.»

Il y a deux mois, en effet, les riverains de la centrale pouvaient recevoir cette même dose de 10 millisieverts en quelques jours, voire en quelques heures. «Aujourd'hui, il est question de doses reçues sur une année», insiste M. Champion, pour qui les évacuations peuvent s'étaler sur trois mois suivant l'accident. Selon le rapport, cette mesure permettrait d'éviter 82% de «la dose externe projetée sur 12 mois».
Risque de nouvelles fuites

À Fukushima, la situation n'est toujours pas stabilisée. Mardi, l'opérateur de la centrale a annoncé, suite à des mesures effectuées sur le site, que la majeure partie des barres de combustible des réacteurs numéros 2 et 3 a probablement fondu. Tepco avait déjà annoncé la semaine dernière un scénario identique dans le réacteur numéro 1. Mais Aya Omura, l'une des porte-parole de la compagnie, a tenu à rassurer en expliquant que «les barres fondues sont couvertes d'eau».

Depuis le début de la catastrophe, les techniciens de Tepco ont déversé des tonnes d'eau sur les coeurs des réacteurs pour les refroidir. Du coup, les conteneurs provisoires destinés à recueillir cette eau devenue radioactive au contact du combustible sont presque pleins, ce qui fait craindre un risque de nouvelles fuites d'eau contaminée dans le Pacifique.

Mardi toujours, les autorités japonaises ont annoncé la mise en place d'une commission d'enquête indépendante sur la catastrophe. Par ailleurs, une vingtaine d'experts mandatés par l'AIEA sont arrivés au Japon pour une mission prévue jusqu'au 2 juin. «Nous allons mettre à votre disposition toutes les informations que nous avons», leur a promis le ministre du Commerce et de l'Industrie.

 

Un article de Marc Mennessier, publié par Le Figaro

 

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Auteur : Marc Mennessier

Source : www.lefigaro.fr