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En Espagne, les Indignés « libèrent » des immeubles - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 06/01/2012 à 15h37 par geof.

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En Espagne, les Indignés « libèrent » des immeubles

 
Titre initial :
En Espagne, les Indignés « libèrent » des immeubles pour les familles à la rue

 

Chaque jour, en Espagne, 300 familles sont expulsées de leur maison ou de leur appartement. Dans la lignée du mouvement des Indignés, des collectifs pour le droit au logement se multiplient.

À Barcelone, des occupations d'immeubles vides viennent d'être reconnues « légitimes » par la justice. Le début d'un mouvement social massif face à la spéculation immobilière ?

Dans l'Edificio 15-O, à Barcelone, neuf familles vivent sans craindre l'expulsion. À l'issue des grandes mobilisations de l'automne pour s'opposer aux coupes budgétaires dans la santé et l'éducation, ainsi qu'au manque de logements publics,

les Indignés ont pris possession de cet immeuble vide de la rue Almagro. Grâce à un petit miracle juridique, les familles qui s'y sont installées ne craignent désormais plus les poursuites pénales.

Le procès pour occupation illégale s'est achevé sur un non-lieu, le 7 novembre. La fête organisée en l'honneur de ce jugement a sonné comme un coup de départ pour d'autres occupations du même genre.
 


 

300 familles expulsées chaque jour

Inoccupé depuis cinq ans, cet immeuble de la rue Almagro appartient à la banque Cajamar. Il a été racheté par la banque à la suite de la faillite de la société immobilière en charge des travaux. L'ancien propriétaire a tout perdu dans l'affaire, et la banque attend patiemment que le cours du marché de l'immobilier espagnol reprenne pour revendre le bâtiment.

L'Edificio 15-O n'est pas un cas isolé : en Espagne, 3 millions de logements vides, parfois inachevés, prennent la poussière dans l'attente d'une reprise de la spéculation.

Pendant ce temps, 300 familles sont expulsées chaque jour de leur logement, incapables de rembourser l'emprunt contracté pour devenir propriétaire, à une époque où l'hypothèque coûtait souvent moins cher qu'une location (voire notre reportage).

« En Hollande et dans d'autres pays, il y a des amendes, voire plus, au bout d'un an et demi d'inoccupation des logements. Mais l'Espagne est à la traîne.

Si l'État est incapable d'octroyer un logement digne, l'occupation devient une alternative légitime », considère Jon Aguirre Such, membre de Democracia Real Ya et de Paisaje Transversal, une plateforme qui travaille sur de nouveaux modèles de gestion urbaine.

« Tous les Espagnols ont le droit de jouir d'un logement digne et adéquat », énonce l'article 47 de la Constitution. Le 7 novembre, le juge d'instruction a pris acte de ce droit, en tenant compte des circonstances exceptionnelles de la crise : l'occupation est liée « au chômage des jeunes, au difficile accès au logement, à la spéculation urbanistique et aux alternatives autogérées ».

Un jugement qui fera désormais jurisprudence.
 


 

Vers un mouvement d'occupation de masse ?

L'occupation comme arme politique ? L'idée n'est pas nouvelle.

Mais, à Barcelone, elle est en train de subir un « saut qualitatif », selon un voisin de l'Edificio 15-O venu apporter de la nourriture aux habitants.

« Il est difficile de parler d'"okupa" – terme qualifiant la mouvance des squats de Barcelone – dans le cas de l'Edificio 15-O. Car ses nouveaux locataires ne sont pas des militants, des professionnels du squat, mais des victimes de la crise du logement », explique Manuel Delgado, anthropologue à l'université de Barcelone.

Une partie du mouvement Okupa est en train de se convertir en mouvement de masse. « Un large pan de la gauche, des plus radicaux jusqu'à des membres du parti socialiste, soutiennent l'évolution du mouvement.

En stoppant des centaines d'expulsions et en relogeant des familles, ils montrent qu'il est encore possible d'obtenir des victoires », s'enthousiasme Manuel Delgado, proche du mouvement Miles de Vivienda, le collectif de « réappropriation urbaine » filmé par le documentaire Squat, la ville est à nous.

Ce nouveau type de squat a surtout un objectif social. Les familles qui vivent aujourd'hui dans l'immeuble de la rue Almagro ont déjà subi au moins une expulsion. Dans l'immeuble inachevé, où il a fallu attendre un mois avant d'installer l'eau courante, on trouve des appartements neufs et de qualité, mais sans meubles. Certains ont dégoté un four pour cuisiner.

Pour les autres, les Indignés qui s'occupent de l'organisation de l'immeuble font tourner une cantine communautaire au rez-de-chaussée.

(...)
 

Pour lire la suite, cliquer ICI

 

Un article de Emmanuel Haddad, publié par Bastamag

 

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Auteur : Emmanuel Haddad

Source : www.bastamag.net

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