"En deux ans, 235 pharmacies ont fermé" - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/02/2011 à 22h01 par Jacques.


"EN DEUX ANS, 235 PHARMACIES ONT FERMÉ"

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Un quart des 22.500 pharmacies françaises risqueraient la faillite cette année, selon la société Coface, spécialisée dans l'information aux entreprises.

Le gouvernement a chargé l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) d'un rapport sur le sujet d'ici fin avril. Philippe Gaertner, président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques Français, revient sur les difficultés de la profession.

France-Soir. À quels problèmes font face les officines françaises ?

Philippe Gaertner. C'est un problème essentiellement financier, dont j'alerte les pouvoirs publics depuis 2008. Les chiffres d'affaires des pharmaciens sont en repli à cause d'un modèle de marge figé.

Les marges (pourcentage touché par l'officine sur la vente d'un médicament, fixé par l'Etat) sont restées au même niveau qu'en 2000 alors que le contexte économique est totalement différent.

À l'époque les prix et les volumes augmentaient, aujourd'hui le secteur subit les politiques gouvernementales d'économies au sein de la sécurité sociale. Le chiffre d'affaire des pharmacies, c'est une rémunération basée sur 83% du prix des médicaments non remboursables et 78% du prix des médicaments remboursables.

Avec des millions de boîtes de médicaments en moins du fait des politiques d'économies depuis cinq ans, le chiffre d'affaires des pharmaciens baisse d'autant.

F.-S. Quel impact ont les difficultés des pharmacies sur la vie quotidienne des Français ?

P. G. Le réseau de proximité pourrait se distendre. En deux ans, 235 officines ont fermé en France. 1% du secteur.

Certaines ferment, d'autres se regroupent. La raréfaction des pharmacies accroitra l'éloignement des personnes qui ont besoin de médicaments, notamment dans les zones rurales et les zones urbaines sensibles.

C'est déjà un problème assez net dans le Sud-Est de la France et près de Marseille. Là où ça devient vraiment difficile, c'est quand la réduction du nombres de boutiques se double d'une faible densité médicale.

F.-S. La profession a réclamé récemment un « plan d'urgence » au gouvernement. Que demandez-vous concrètement ?

P. G. Il faut tout d'abord que l'enquête de l'Igas soit une étude sérieuse. Elle se base actuellement sur des chiffres de 2006, année marquée avec 2005 par une forte activité de la profession.

Cela n'est pas envisageable. Ensuite, il faudrait surtout modifier le calcul des marges, par exemple en rehaussant le premier seuil des tranches de rémunération des officines. Nous ne remettons pas en cause le contexte économique difficile et la question des déficits publics, mais il faut aussi que le gouvernement prenne en compte la réalité d'aujourd'hui.

Entre 2005 et 2010, les prix des fabricants de médicaments ont augmenté de 1,6 milliard d'euros alors que dans le même temps la marge réglementée des pharmacies subissait une baisse de 60 millions d'euros.

Note de Jacques : Cherchez l'erreur !

 

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Auteur : Ghislain Fornier de Violet

Source : www.francesoir.fr

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