En avoir ou pas : c'est une question d'évolution... - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 30/10/2011 à 16h52 par Mich.


EN AVOIR OU PAS : C'EST UNE QUESTION D'ÉVOLUTION...

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En avoir ou pas : c'est une question d'évolution...

 

C'est paru dans la revue anglaise de référence Nature : sur le plan de l'évolution, le cerveau est à la remorque par rapport aux testicules.

Une équipe de chercheurs suisses, dirigée par le professeur Henrik Kaessmann de l'Université de Lausanne, a étudié six organes essentiels (cerveau, cervelet, testicules, coeur, reins, foie) de neuf espèces de mammifères (souris, macaque rhésus, cinq espèces de grands singes dont l'homme, opossum et ornithorynque).

Deux ans de labeur, 43 milliards d'échantillons ADN examinés et des dizaines de millions d'heures de calcul n'ont pas été de trop pour parvenir à la conclusion suivante : la vitesse d'évolution des testicules et celle du cerveau sont sans commune mesure.

La primauté du sexe

Grâce à une nouvelle méthode ultra-rapide de séquençage des ARN messagers des gènes, les scientifiques ont «pu déterminer quels gènes sont exprimés et, par conséquent, quelles protéines sont utilisées dans quels organes", explique Henrik Kaessmann dans le communiqué de la Faculté de biologie et de médecine de l'Université de Lausanne.

C'est ainsi que les scientifiques ont constaté que Dame Nature, sous l'aiguillon de la nécessité (sélection naturelle, émulation entre mâles pour séduire la femelle jugée la plus apte à transmettre l'héritage génétique de l'espèce à leur progéniture), a fait montre d'une grande diligence en favorisant les organes de reproduction aux dépens du siège des fonctions cognitives.

De quoi inciter le "roi de la création" à un peu plus d'humilité

Une espèce d'anthropocentrisme nous porte à concevoir le monde par rapport à notre petit nombril. L'homme est l"être appartenant à l'espèce animale la plus évoluée de la Terre" dixit Le Robert. Alors, quand cet être prétendument raisonnable apprend dans un communiqué scientifique que "notre cerveau est plus proche d'un cerveau d'ornithorynque que d'un foie humain", il s'interroge.

Lors, il pense à Darwin qui prétendait : "Si grande soit la différence entre l'esprit de l'homme et celui des animaux les plus élémentaires, c'est seulement une différence de degré et non de qualité". Lors, il s'adonnera aux ébats amoureux en songeant peut-être à son "cerveau qui a connu une évolution étonnamment lente" selon le professeur Henrik Kaessmann : ira-t-il jusqu'à penser que cela explique ceci ?

Jules Renard, l'homme d'esprit qui aimait à brocarder ses semblables, disait : "L'amour tue l'intelligence. Le cerveau fait sablier avec le coeur. L'un ne se remplit que pour vider l'autre". Jadis, l'on parlait pudiquement des "affaires de coeur" pour éviter de se comparer aux autres mammifères en rut.

Dans tous les cas, la finalité reste toujours la même : il s'agit de se démarquer de ses rivaux pour avoir le privilège de copuler avec l'être désiré. La prééminence du sexe sur le cerveau remonte à la nuit des temps.

 

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Auteur : lepost.fr

Source : www.lepost.fr