En Afrique, une femme lutte contre la pollution des sachets plastiques - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 16/03/2010 à 16h51 par Tanka.


EN AFRIQUE, UNE FEMME LUTTE CONTRE LA POLLUTION DES SACHETS PLASTIQUES

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
En Afrique, une femme lutte contre la pollution des sachets plastiques

Ils sont devenus courants dans notre vie quotidienne, presque incontournables. Nous les utilisons chaque jour, sans même y prêter la moindre attention. Aujourd'hui, ils sont la cause d'une terrible pollution.

L'Europe a commencé à se préoccuper du problème que posent les sachets plastiques il y a quelques années avec un succès mitigé. Cependant, nos économies occidentales ont largement les moyens de faire front au désastre écologique que cause l'utilisation massive de ces sacs, c'est une simple question de volonté.

L'Afrique est confronté au même désastre, mais avec beaucoup moins de facilité pour réagir. Depuis une quinzaine d'années, l'utilisation du sachet plastique a pris une ampleur considérable. Il sert à transporter des objets, de la nourriture ou de l'eau avant de se retrouver abandonné dans la nature. Si un sachet met plusieurs siècles à se dégrader, il est en revanche de moins en moins solide. Afin de se garantir davantage de ventes et donc plus de profits, les usines qui les fabriquent les font de plus en plus fins, du coup, la durée de vie moyenne d'un sachet en Afrique est de moins de 48h.

Il suffit de se promener dans les rue des villes, de regarder le contenu des brouettes des pré-collecteurs d'ordures ou de visiter les dépôts d'ordures pour constater l'ampleur du problème. Pour l'homme de la rue qui cherche avant tout à faire vivre sa famille, les problèmes écologiques sont loin de ses préoccupations quotidiennes. Tant pis, si les sachets plastiques envahissent le sous sol et empêchent l'écoulement des eaux de pluie, favorisant ainsi le développement du paludisme, tant pis si les oiseaux, les poissons, les tortues meurent après avoir ingurgité un sachet, tant pis, si les très jeunes enfants peuvent s'etouffer en jouant avec des sacs ramassés dans la rue.

Contre cette fatalité, une femme s'est dressée, il s'agit d'une ancienne institutrice à la retraite, Mme Grâce Dotou. Basée à Porto Novo au Bénin, elle a décidé de lutter avec ses propres moyens contre la pollution dont est victime son pays. Avec quelques femmes, elle récupère les sachets usagés qu'elle transforme en articles de consommation courante ( Sacs à main, poupées, trousses scolaires, porte clés etc...) avant de les revendre.

Avec 300 sachets, elle fabrique un sac à main; avec 50 sachets, elle réalise une poupée. Ses articles sont revendus entre 60 centimes d'euros et au maximum 11 euros. Préalablement lavés, séchés et découpés en fines lamelles, les sacs plastiques sont ensuite tricotés au crochet. ChapeauMme Dotou forme de nombreuses femmes au recyclage des sachets plastiques ce qui génère de nombreux emplois. Même si la moyenne tourne autour de 100 euros, les femmes les plus appliquées parviennent à gagner jusqu'à 230 euros par mois, ce qui représente dans ce petit pays africain environ 5 fois le smic local. Par ailleurs en cas de fortes commandes, Mme Dotou emploie des collecteurs qu'elle rémunére sur une base de 50kg de sachets ramassés.

Mme Dotou a fondé une ONG dénommée : Qui dit mieux ? , jusqu'à ce jour,elle disposait d'un local grâcieusement prêté par la mairie. Malheureusement, suite à un nouveau plan d'urbanisme, le local vient d'être réattribué à un service public et les femmes de l'ONG n'ont pas pour le moment été relogées. Un sourire malgré tout : l'activité écologique de Mme Dotou a fini par intéresser quelques journalistes et a même fait l'objet d'un reportage sur TF1 il y a quelques années. Depuis, Mme Dotou reçoit de toute l'Europe de très nombreux encouragements, mais aussi des colis contenant.....de vieux sachets plastiques !!.

Source : lepost.fr


Information recueillie par Tanka

Pour en savoir plus sur la situation planétaire