Elle court, elle court, l'algue verte ! - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 27/08/2011 à 23h59 par Kannie.


ELLE COURT, ELLE COURT, L'ALGUE VERTE !

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Elle court, elle court, l'algue verte !

 

Sur ce sujet comme sur bien d'autres, notre cher Président de la République applique consciencieusement sa dernière stratégie qui aux yeux de sa cour va lui permettre de sauver son strapontin : le silence radio total pour donner l'impression de prendre de la hauteur face à tout ce qui se passe et ainsi de se « représidentialiser ».

Stratégie encore récente dans le domaine de l'écologie. Car pas plus tard que début juillet, il s'était permis un déplacement en Bretagne pour cajoler ces chers éleveurs de porcs (peut-on parler d'élevage ?) stigmatisés par une campagne publicitaire de France Nature Environnement comme responsables de la présence devenue traditionnelle des algues vertes sur les plages voisines.

À l'époque, interdiction de critiquer ces sympathiques électeurs sous peine de se voir cataloguer d'intégriste. Car ces algues n'étaient à aucun moment un problème environnemental mais bel et bien une opportunité du fait de leur possible méthanisation pour produire de l'énergie.

On peut penser que nous ne sommes pas loin de fermer les 58 réacteurs nucléaires de notre beau pays. Car au train où vont les choses, notre électricité sera bientôt estampillée « 100 % algue verte méthanisée ».

Qu'est-ce qui a bien pu amener les médias à s'intéresser autant à ces algues vertes alors que d'une part il ne s'agit en aucun cas d'un scoop, le phénomène se répétant inlassablement depuis de nombreuses années, et d'autre part existent des sujets de bien plus grande importance tels que la météo catastrophique de cet été ou le nombre de kilomètres de bouchons relevés sur les autoroutes ?

Deux raisons principales. La première, ce sont ces satanés sangliers qui ont une fâcheuse tendance à venir se promener le long des plages, accessoirement consommer des algues et aussitôt passer l'arme à gauche. Quand il n'y en avait encore que cinq ou six, les experts sciemment sélectionnés pouvaient exclure les algues comme origine de cette mortalité, au motif que l'on n'avait pas trouvé trace de sulfure d'hydrogène dans le métabolisme de l'un des spécimens. Mais arrivé à 36 individus retrouvés morts, on commence à envisager l'éventualité d'un lien de cause à effet.

Dur métier que le cirage de pompes de son électorat. Le cochon et ses conditions de vie dignes du Goulag ont ainsi été médiatisés par l'entremise de son cousin le sanglier, non moins dorloté en étant élevé, croisé avec des truies, agrainé pour au final être plus facilement dégommé par les excités de la gâchette. À condition bien sûr que sa prolifération entretenue ne l'amène pas à consommer les saloperies florissantes issues des lisiers voisins.

La seconde raison de cet accaparement des projecteurs de l'audiovisuel, c'est que désormais le phénomène ne se contente plus des plages bretonnes. Les algues commencent à devenir florilège aussi bien du côté de la Loire Atlantique que de la Normandie. Et tandis que la représentante de l'écologie version sarkoziste décide au bout de quelques semaines la fermeture des plages concernées (bien plus réactive lorsqu'il s'agit de prohiber la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ou d'autoriser la chasse des tétras lyre), les élus locaux tendent tant bien que mal de sauver l'image de leurs communes que le touriste ingrat déserte par des moulinets et initiatives désespérées, comme repousser la mortelle verdure à marée basse en attendant de recommencer une fois que la marée haute aura tout réinstallé.

Ne doutons pas que ces chères algues vont continuer leur route vers la Manche et la Vendée. Une Vendée déjà dévastée par les amis pétroliers puis par les amis bétonneurs du parti de l'argent-roi.

Une nouvelle preuve que tant que l'homme refusera d'admettre qu'il est partie intégrante du vivant, de la nature qui l'entourent et non pas une entité à part pouvant se permettre l'exploitation sans vergogne de ce vivant et de cette nature dans ses activités économiques, ludiques, spirituelles, alors il subira inexorablement les conséquences de ses propres actes.

 

Un article de David Joly, Vice-Président CVN, publié par Altermonde-sans-frontières

 


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Auteur : David Joly

Source : www.altermonde-sans-frontiere.com

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