Elevage de crevettes : défendons nos océans - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 10/08/2009 à 11h27 par Isabelle.


ELEVAGE DE CREVETTES : DÉFENDONS NOS OCÉANS

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Elevage de crevettes : défendons nos océans

Information sélectionnée par Isabelle

Au cours des dernières décennies, l'élevage de crevettes a été un facteur destructeur constant des énormes étendues de côtes tropicales, en particulier des mangroves.

Les racines des mangroves sont arrachées au bulldozer au profit de fermes à crevettes.

Équivalent côtier des forêts tropicales terrestres, les mangroves abritent une incroyable diversité d'espèces.

Ce sont de viviers et zones d'alevinage de nombreux poissons, mollusques et crustacés, et autres espèces sauvages.

L'élevage de crevettes en fait un cocktail de crevettes stérile et toxique.

Une fois les mangroves arrachées, la côte devient instable, entraînant une érosion, endommageant les récifs de corail et les herbiers, et supprimant l'habitat d'animaux allant des simples mollusques à la chaîne de vie menant au lamantin le plus inoffensif.

Alors qu'il n'existe pas à ce jour de chiffres précis quant à l'importance des dégâts infligés aux mangroves et autres terres côtières humides dus aux fermes à crevettes, les estimations sont effrayantes, avec jusqu'à 38 % des mangroves perdus au profit de la crevetticulture.

Alors que les terres humides disparaissent, les captures de poisson diminuent et l'équilibre des écosystèmes est rompu.

Les fermes à crevettes sont souvent abandonnées après seulement trois à cinq ans, transformant un écosystème côtier autrefois fertile en une terre dévastée.

Les propriétaires se déplacent ensuite pour détruire un nouveau territoire.

Les dommages écologiques ne s'arrêtent pas à l'anéantissement des mangroves.

Pour produire autant de crevettes que possible et conserver des populations en surnombre, de grandes quantités d'alimentation artificielle et d'additifs chimiques, y compris du chlore, sont ajoutées à ce cocktail destructeur.

Le malathion, le parathion, le paraquat et d'autres pesticides virulents sont également pulvérisés sur les bassins.

Hormis les produits chimiques, plusieurs types d'antibiotiques sont utilisés à forte dose pour éviter que les crevettes ne développent des maladies.

La soupe virulente qui en résulte est habituellement déversée dans les terres avoisinantes ou dans les cours d'eaux locaux, où elle nuit aux populations et aux êtres vivants qui s'y trouvent.

La crevetticulture est à l'origine de problèmes incommensurables, allant même au-delà des dommages infligés à l'environnement, et peut souvent décimer l'écologie côtière dont dépendent les communautés locales

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