Effet de serre : les pâturages piègent aussi le carbone - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 11/03/2010 à 17h30 par Jacques.


EFFET DE SERRE : LES PÂTURAGES PIÈGENT AUSSI LE CARBONE

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Effet de serre : les pâturages piègent aussi le carbone

Les forêts ne sont pas les seuls écosystèmes capables de piéger du carbone. Les pâturages pourraient également être de bons candidats.

Pour quantifier leur capacité de stockage du carbone, des mesures sont actuellement en cours en Guyane grâce à deux tours à flux installées dans des prairies.

Ils sont dans le collimateur ! Les ruminants sont accusés de contribuer à l'effet de serre notamment par leurs émissions de méthane qu'ils rejettent par leurs rots.

En Guyane pourtant, l'implantation de pâturages fait partie des voies de développement agricole pour augmenter les productions bovines locales et répondre aux besoins liés à l'accroissement démographique à venir.

Mais qui dit pâturage, dit déforestation et réduction du stockage du carbone (C).

En zone tempérée, les pâturages stockent près de 65 tonnes de carbone par hectare

Comment alors installer des élevages de ruminants en veillant à limiter les émissions de gaz à effet de serre ? « Les productions animales seraient responsables de 18 % de gaz à effet de serre, d'après un rapport de la FAO. En tant que puits de carbone, le pâturage compense une part des émissions », commente Vincent Blanfort, agroécologue des pâturages du Cirad.

Car si la forêt amazonienne a un fort potentiel de piégeage du carbone – jusqu'à 300 tonnes par hectare en Guyane– on estime à près de 65 tonnes par hectare la quantité de carbone que les pâturages emmagasinent dans leur sol en zone tempérée.

Et dans certaines conditions s'y rajoute chaque année une tonne de carbone par hectare. Il est donc important de connaître en Guyane, et plus généralement en Amazonie, le devenir du carbone dans le sol après transformation de la forêt en pâturage et de comprendre comment ces pâturages peuvent continuer à stocker du carbone dans leur sol.

Des tours à flux pour capter le CO2 dans les pâturages

C'est chez des éleveurs guyanais, dans des prairies issues de déforestation, que l'agroécologue va mener ses recherches dans le cadre du projet Carpagg (Carbone des pâturages de Guyane et gaz à effets de serre) financé par les Fonds européen de développement régional (Feder) et par le Cirad.

Mesurer les quantités de CO2 dans l'atmosphère grâce à deux tours à flux, équipées de capteurs, tel est l'objet de l'étude : « Si le flux observé est descendant, cela signifie que les plantes absorbent du CO2 par photosynthèse et stockent du CO2, Vincent Blanfort. S'il est ascendant, c'est que les plantes, le système herbager avec les bovins respirent et dégagent du CO2 ».

C'est par ce mécanisme que les pâturages sont capables d'accumuler du carbone dans le sol. En effet, l'humus produit par le cycle des végétaux contient près de 50% de carbone. Autant de CO2 en moins dans l'atmosphère.

Ces expérimentations permettront d'identifier les dynamiques du carbone dans les prairies et de définir les pratiques de gestion permettant de compenser en partie les pertes en carbone occasionnées par leur mise en place au détriment de la forêt. Le projet à moyen terme apportera des références originales utilisables dans d'autres contextes amazoniens comme le Brésil.

Source : Notre-planete-info

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