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Cette actualité a été publiée le 20/08/2009 à 14h44 par Michel Walter.


ÉCOUTEZ LA DÉTRESSE DES ABEILLES

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Écoutez la détresse des abeilles

Information transmise par Michel

Depuis quinze ans, Yolande Jeanjean ouvre les portes de sa miellerie de Neuilly-en-Sancerre. Un bon moyen de sensibiliser le public aux dangers qui guettent ces insectes si précieux pour la nature.

Quand Yolande Jeanjean a découvert le monde des abeilles, aux côtés de son époux Marc, apiculteur depuis trente-cinq ans, elle a eu un véritable coup de c'ur. Il y a vingt-cinq ans, elle est ainsi devenue elle aussi une spécialiste des abeilles, avant de venir s'installer avec son époux il y a dix-sept ans, à Neuilly-en-Sancerre. Et c'est désormais ici, au hameau des Petits, qu'elle et son époux prennent grand soin de leurs quatre cent cinquante colonies d'abeilles, et récoltent leur miel.

Sauf que Yolande a peu à peu levé le pied sur la production de miel, pour se consacrer à une autre activité: l'agrotourisme. Depuis une quinzaine d'années, elle ouvre les portes de la miellerie dite "des Petits", et organise des visites guidées pour le public. « J'avais très envie de partager ma passion avec les gens », se souvient-elle. Reste qu'au fil des années, ses visites se sont quelque peu "politisées". « Nous sommes apolitiques, nous ne faisons pas la promotion de telle ou telle idéologie », insiste-elle, « mais on essaie surtout de sensibiliser les gens sur l'usage des pesticides, et leurs dangers pour les abeilles ».

Car depuis des années, « elles meurent par milliards, et on ne les écoute pas ! ». La raison ? « Leur disparition a plusieurs origines. En détruisant les fleurs sauvages, on a fait beaucoup de mal », explique-t-elle, « je pense qu'aujourd'hui nos abeilles mangent mal, leur nourriture n'est plus aussi équilibrée qu'elle le devrait, et ça les fragilise. Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, ce sont les pesticides. Et avec la diminution du nombre d'abeilles, on se voit forcés de polliniser à la main ». Et le résultat est bien loin de celui, naturel, de l'abeille butineuse. D'ailleurs, « quand on faisait quarante kilogrammes de miel en moyenne par ruche, on n'en fait plus qu'une quinzaine aujourd'hui ».

Pour Yolande, une chose est sûre : « on va droit dans le mur ». L'abeille si précieuse pour la nature, « et pour l'homme », est en voie de disparition. « Alors j'ai eu envie de me battre, avec mes petits moyens ».

Et le meilleur des moyens, c'est de sensibiliser les petits comme les grands. Lors de ses visites, ils découvrent la vie de la ruche, le rôle des abeilles ouvrières, de la reine, et peuvent même apprécier leur miel, lors des dégustations. Des miels aux saveurs très distinctes allant du miel au colza au miel toutes fleurs, en passant par le miel au tilleul, le miel de forêt, le miel de châtaignier? Autant de parfums différents, fruits des nombreux nectars récoltés et échangés entre les abeilles d'une même ruche. À découvrir !

Sabrina Vernade
sabrina.vernade@centrefrance.com

Miellerie au hameau des Petits, à Neuilly-en-Sancerre. Visites tous les jours à 16 heures. Entrée : 4 euros pour les adultes, et 3 euros pour les enfants de moins de douze ans. Contact : 02.48.79.00.99 ou par courriel à yolande-jeanjean@orange.fr