Ecouter l'océan pour une meilleure gestion des pêches - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 04/05/2010 à 20h13 par frederic.


ECOUTER L'OCÉAN POUR UNE MEILLEURE GESTION DES PÊCHES

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Ecouter l'océan pour une meilleure gestion des pêches

L'océan manque d'oxygène : depuis une cinquantaine d'années, du fait du réchauffement climatique et des activités humaines, les zones de minimum d'oxygène s'étendent.

Elles couvrent désormais près de 10 % de l'océan mondial et contraignent fortement la vie marine située en profondeur.

Pour suivre leur évolution, des chercheurs de l'IRD et leurs partenaires ont développé une méthode acoustique innovante.

Facile à mettre en oeuvre, celle-ci fournit à chaque seconde des données sur la limite supérieure de ces zones anoxiques.

Les scientifiques ont ainsi établi, au large du Pérou, des cartes environ 100 000 fois plus détaillées que celles obtenues avec des profils hydrologiques classiques.

Ils peuvent alors estimer avec une très haute résolution l'habitat disponible en surface pour les poissons. Ces travaux ouvrent de grandes perspectives notamment en termes de gestion des pêches.

Depuis 50 ans (...) les couches d'eau océanique à teneur réduite en oxygène de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur couvrent aujourd'hui près de 10 % de la superficie de l'océan mondial, menaçant ainsi une grande partie des écosystèmes marins et des activités de pêches.


Un cercle vicieux

L'eau de surface des océans se réchauffe.

Or, selon un processus strictement chimique, plus l'eau est chaude, moins l'oxygène peut-être dissout et absorbé par l´océan.

Par ailleurs, plus l'eau de surface des océans est chaude, plus la barrière avec les eaux profondes froides est forte. (...)

D'où une augmentation importante des couches anoxiques dans le monde, qui affecte ainsi grandement les processus biogéochimiques et met à mal la vie marine, contraignant notamment l'habitat vertical de la plupart des organismes marins.

Par ailleurs, si ces zones venaient à affleurer à la surface de l´océan, cela poserait un énorme problème car elles sont fortement concentrées en CO2 et en oxyde nitreux (un gaz ayant un effet de serre 300 fois plus élevé que le dioxyde de carbone).

Cela provoquerait donc un relarguage direct de puissants gaz à effet de serre dans l'atmosphère, qui pourrait à son tour augmenter le réchauffement global. Ce risque est très présent sachant que, par exemple, le long des côtes péruviennes, les eaux anoxiques affleurent parfois à moins de 10 m de profondeur.

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Des cartes de haute précision

Les chercheurs de l'IRD et leurs partenaires ont cartographié la limite supérieure de ces zones, aussi appelée oxycline, au large des côtes péruviennes avec une résolution 50 000 à 100 000 fois supérieure à celle des cartes obtenues à partir de profils hydrologiques.

Pour cela ils ont utilisé, pour la première fois au monde, des données biologiques acquises par des échosondeurs acoustiques.

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Un intérêt certain pour les pêches

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Par Gaëlle Courcoux

Source : ird.fr

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Information recueillie par Frédéric

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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