Durban : éléments supplémentaires - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 11/12/2011 à 11h35 par Kannie.


DURBAN : ÉLÉMENTS SUPPLÉMENTAIRES

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Durban : éléments supplémentaires

'Ecoutez les gens, pas les pollueurs'

 

«Les discussions sur les technologies ont été détournées par les pays industrialisés s'exprimant pour le compte de leurs entreprises multinationales», selon Silvia Ribeiro de l'organisation internationale ETC Group.

«La critique des monopoles sur les brevets technologiques, et les évaluations environnementales, sociales et culturelles des technologies n'ont pas été prises en compte dans les résultats de Durban.

Sans répondre à ces questions fondamentales, les nouveaux mécanismes concernant les technologies vont seulement être une arme de marketing mondial pour accroître les profits des entreprises transnationales en vendant des technologies dangereuses aux pays du Sud, comme les nanotechnologies, la biologie synthétique et la géo-ingénierie.»

Sur l'agriculture

«La seule façon d'avancer pour l'agriculture est de soutenir des solutions agro-écologiques, et de maintenir l'agriculture hors des marchés carbone», selon Alberto Gomez, coordinateur nord-américain de la Via Campesina, le plus grand mouvement de paysans de la planète.

«Les entreprises agroalimentaires, à travers leur modèle social, économique et culturel de production, sont l'une des principales causes des dérèglements climatiques et de l'accroissement de la faim.

C'est pourquoi nous rejetons les accords de libre-échange et d'association, et toutes les formes d'application des droits de propriété intellectuelle sur le vivant, les paquets technologiques (produits agrochimiques, modifications génétiques) et toutes les autres fausses solutions (agrocarburants, nanotechnologies, le programme «climate smart agriculture») qui ne font qu'aggraver la crise actuelle».

Sur REDD+ et les projets de forêts-carbone

«REDD+ menace la survie des populations indigènes et des populations tributaires des forêts. De très nombreuses preuves montrent que les Peuples indigènes sont l'objet de violations de leurs droits en raison de la mise en oeuvre des programmes et politiques de type REDD+» a déclaré la Global Alliance of Indigenous Peoples and Local Communities against REDD and for Life.

Leur déclaration, rendue publique la première semaine de la COP17, établit que «REDD+ et les Mécanismes de Développement Propres (MDP) promeuvent la privatisation et la marchandisation des forêts, des arbres et de l'air à travers les marchés carbone et les compensations provenant des forêts, des sols, de l'agriculture et même des océans. Nous dénonçons les marchés carbone comme une hypocrisie qui ne va pas stopper les dérèglements climatiques».

Sur la Banque Mondiale et le Fonds Vert pour le Climat

«La Banque Mondiale est un bandit de l'économie néolibérale», selon Teresa Almaguer de Grassroots Global Justice Alliance aux Etats-Unis.

«Nous avons besoin d'un fonds climat géré à travers une gouvernance participative, non par une institution non démocratique qui est en plus responsable pour une bonne part des dérèglements climatiques et de la pauvreté dans le monde.

 


 

Le Fonds Vert pour le Climat a été transformé en Greedy Corporate Fund, -(Fonds Cupide d'Entreprises)- selon Lidy Nacpil, de Jubilee Sud. Le Fonds a été détourné par les pays riches, selon leurs conditions, et mis en place pour fournir plus de profits au secteur privé.»

Sur l'économie verte

«Nous avons besoin d'un fonds climat qui fournisse des financements aux populations des pays développés qui soit totalement indépendant des institutions anti-démocratiques comme la Banque Mondiale. La Banque Mondiale a une longue expérience de financements de projets qui exacerbent les dérèglements climatiques et la pauvreté, selon Lidy Nacpil, de Jubilee Sud.

Le fonds est détourné par les pays riches, positionnant la Banque Mondiale comme administrateur provisoire et donnant un accès direct à l'argent prévu pour les pays en développement au secteur privé. Il devrait être appelé le Greedy Corporate Fund!».

Les politiques climat sont en train de prendre un changement radical vers ce qui est appelé 'l'économie verte', réduisant dangereusement les engagements éthiques et la responsabilité historique à un calcul économique coût-avantage, à des opportunités commerciales et d'investissements.

L'atténuation et l'adaptation ne devraient pas être considérées comme du Business, ni avoir des financements conditionnés par les logiques du secteur privé et visant à faire des profits. La vie ne se vend pas.

Sur la dette climatique

«Les pays industrialisés du Nord sont moralement et légalement contraints de rembourser leur dette climatique, affirme Janet Redman, co-directrice du Sustainable Energy & Economy Reso à l'Institute for Policy Studies.

Les pays développés sont devenus riches au détriment de la planète et du futur des populations en exploitant du pétrole et charbon peu chers. Ils doivent payer pour les pertes et dommages en résultant, ils doivent réduire drastiquement leurs émissions, et ils doivent soutenir financièrement les pays en développement pour aller vers des scénarios d'énergies propres.»

Les pays développés, assumant leurs responsabilités historiques, doivent honorer leur dette climatique dans toutes les dimensions pour que ce soit la base d'une solution juste, efficace et scientifique. Il ne faut pas se concentrer uniquement sur la compensation financière, mais aussi sur la justice réparatrice comprise comme la reconstitution de l'intégrité de la Terre-Mère et de tous les êtres.

Nous appelons les pays développés à s'engager à agir. Cela pourrait peut-être reconstruire la confiance qui a été cassée et permettre au processus d'avancer.

Sur les véritables solutions

«L'unique solution au changement climatique est de laisser le pétrole, le charbon et les sables bitumineux dans le sol» selon Ivonne Yanez d'Acción Ecologica, Equateur.

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Un article publié par france.attac.org

 

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Auteur : Attac France

Source : www.france.attac.org