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Dunes d'Essaouira : Autant en emporte le vent - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 31/10/2009 à 09h20 par lovely.

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Dunes d'Essaouira : Autant en emporte le vent

 

Information recueillie par Olivier

 

Étendues sur une superficie de 11.800 hectares, les dunes de sables mouvants d'Essaouira constituent un périmètre forestier protégeant efficacement la ville et ses liaisons routières avec Safi et Marrakech, formant sur le plan scientifique une réserve naturelle protégée.

Qualifiées d'oeuvre historique par les botanistes et les écologistes, ces dunes sont actuellement soumises à un travail de déstabilisation et de destruction massive qui prend la forme d'une invasion du béton à travers des projets touristiques et immobiliers où le souci économique l'emporte sur une approche écologique.

Une sérieuse menace de déséquilibre de l'environnement guette actuellement le littoral de la ville qui subit, depuis plusieurs années, des irrégularités liées à la gestion de ses ressources naturelles en termes de biodiversité singulière. Elément qui a permis à la paisible Mogador d'accéder au répertoire des sites d'intérêt biologique et écologique (SIBE). De ce fait, la zone dunaire et l'archipel, désormais patrimoine mondial, ont intégré la liste Ramsar des zones humides.

Les dunes d'Essaouira sont actuellement confrontées à des facteurs dévastateurs encore plus graves que ceux du début du vingtième siècle. Il ne s'agit plus de simples activités de pâturage ou de coupes anarchiques au niveau forestier. C'est toute une machine infernale due à l'urbanisation, et un dangereux processus de cession des sites répertoriés au profit d'opérateurs immobiliers et touristiques qui sont en train de changer les caractéristiques de cet héritage écologique conçu avec patience et persévérance dès le début du siècle précédent.

Créée en 1760, la ville d'Essaouira située en bordure de l'océan Atlantique, et soumise à une forte fréquence du vent et à une importante érosion marine des roches friables, charriant sur le rivage d'importantes quantités de sable, était entourée d'une forêt dense de genévriers de 14.000 hectares, prolongée par des massifs forestiers de thuya et d'arganier s'étendant à l'est et au sud sur 300.000 hectares.

Elle avait fait l'expérience d'un massacre du couvert forestier avoisinant suite à l'exploitation abusive du bois pour répondre aux besoins d'une urbanisation émergente (construction de maisons, pâturage, bois de chauffage) qui n'a pas pris en considération l'intérêt vital du couvert végétal dans la protection de la ville contre le mouvement constant des sables maritimes déplacés par le vent du nord soufflant 291 jours par an.

Un siècle et demi plus tard, il n'existait plus de forêt dans un rayon de 8 à 15 km.

"La construction de la ville, qui allait devenir rapidement un des ports importants du Maroc de l'époque, nécessita de gros besoins en bois de construction que fournissait la forêt de genévriers, située aux portes de la ville. Mais l'exploitation fut menée sans appliquer aucune règle sylvicole, en se contentant de couper des arbres donnant les poutres les plus intéressantes.

C'est ainsi que l'on trouve encore à Essaouira de très vieilles maisons, dont la charpente et même l'ossature des murs, sont constituées· par d'énormes poutres de genévrier. Si les gros arbres furent débités pour fournir des poutres, les plus petits servirent à fabriquer du charbon de bois. Celui-ci était consommé par les habitants pour la cuisson de leurs aliments, et bientôt, avec la création du port, exporté par bateau.

A ces exploitations massives inconsidérées s'ajoutèrent les abus de pâturage. Les premiers habitants, et les riverains de la nouvelle ville, pour alimenter en viande et en lait les nouveaux citadins, développèrent leurs troupeaux en les nourrissant traditionnellement dans la forêt limitrophe", témoigna C. Sulzlee, ingénieur principal des Eaux et Forêts au Maroc dans un article-témoignage publié en 1962.

Une fois la forêt déboisée, aucun obstacle ne s'opposa plus à l'oeuvre du vent. Les sables envahirent l'intérieur des terres, formant des dunes qui furent constamment en mouvement sous l'effet des vents du nord. Les maisons des quartiers est de la ville étaient ensablées. L'avenir de la ville semblait décidément compromis.

En 1918, un deuxième souffle fut donné aux travaux de fixation des dunes déjà entamées en 1914. Un considérable dispositif humain, financier et matériel fut mobilisé pour réussir une gigantesque opération de reboisement et de fixation des dunes sur plusieurs hectares. Les méthodes de fixation variaient entre l'usage de moyens physiques, l'introduction de plantes fixatrices rapides, et puis la création d'un peuplement forestier qui avait permis, entre autres, la replantation de genévriers sur plusieurs hectares.

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