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Cette actualité a été publiée le 14/04/2010 à 08h59 par Tanka.


DOUCHE FROIDE POUR LES APPRENTIS SORCIERS DU CLIMAT

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Douche froide pour les apprentis sorciers du climat

Les adeptes de la géo-ingénierie ont dû se rendre à l'évidence : ils ne sont pas encore en mesure d'apporter une solution crédible au réchauffement climatique. Le jour où l'homme pourra refroidir la Terre n'est donc pas arrivé...

L'homme est-il capable de refroidir la planète ? Jusqu'à présent, les adeptes de la géo-ingénierie (autrement dit, l'ensemble des techniques visant à manipuler l'environnement sur de grandes échelles) en étaient persuadés. Prônant une forme d' «interventionnisme climatique», ils se proposaient de stopper le réchauffement actuel en transformant notre environnement (injections de grandes quantités de soufre dans la stratosphère ou déploiements de grands miroirs dans l'espace afin de repousser le rayonnement solaire).

Réunis en congrès près de San Franciso la semaine dernière, 175 des plus grands spécialistes de la discipline souhaitaient se mettre d'accord sur des directive permettant d'encadrer les recherches à venir dans le domaine. A la surprise générale, les conclusions de l'ambitieuse Asilomar International Conference on Climate Intervention Technologies ont sonné comme un aveu d'échec. Si les membres du comité persistent à penser que la géo-ingénierie est une solution parmi d'autres pour «atténuer» le réchauffement climatique ils reconnaissent «ne pas connaître suffisamment les risques associées à ces méthodes[...], ni leur efficacité pour assurer qu'il faille, ou non, les mettre en oeuvre.» Une douche froide.

Un rapport de la très respectable Royal Society britannique paru en septembre 2009, le plus complet à ce jour sur la géoingénierie, laissait déjà présager de l'issue probable du congrès. En s'appuyant sur son analyse, revenons un instant sur les plus ambitieux et controversés projets de ces dix dernières années. Et pourquoi ils ont très peu de chances d'aboutir.

Blanchir les nuages au dessus des océans (solution SRM*)

En 2008, Stephan Salter, de l'université d'Edimbourgh, envisage pour cela de mettre en place une flotte de 1500 bateaux vaporisant de l'eau de mer et la projetant dans l'atmosphère. Une partie du sel contenu dans l'eau vaporisée rejoindrait la couche nuageuse et provoquerait la condensation de gouttes d'eau. Ce sont ces grosses gouttelettes qui confèrent leur couleur blanche aux nuages. En rendant les nuages plus blancs, on augmenterait la réflexion naturelle du rayonnement solaire incident. Toutefois, une telle opération pourrait «avoir une influence sur les climats et les courants marins». Un risque difficilement acceptable tant notre compréhension des mécanismes climatiques est limitée.

Recouvrir les déserts de bâches en aluminium (solution SRM)

C'est la proposition faite en 2004 par Alvia Gaskill, le président de la société de consulting Environmental Reference Materials Inc. L'objectif est de doubler la quantité du rayonnement solaire renvoyée vers l'espace sur environ 2% de la surface totale de la planète. Outre le coût exorbitant d'une telle opération, les conséquences écologiques supposées sont dissuasives. Selon les membres de la Royal Society, cela pourrait «perturber la circulation atmosphérique à grande échelle» et notamment «la mousson qui apporte la pluie dans l'Afrique sub-saharienne».

Envoyer des boucliers solaires dans l'espace (solution SRM)

L'idée de base est en quelque sorte de mettre des parasols en orbite afin de limiter un peu le rayonnement solaire. De tels projets demandent toutefois des ressources pharaoniques. Roger Angel, professeur d'astronomie à l‘université d'Arizona, s'est penché sur leur faisabilité en 2006. Il envisageait par exemple la possibilité d'envoyer des disques transparents d'environ 1 gramme et 60 centimètres de diamètre à un million de kilomètres de la Terre afin de détourner la lumière du soleil. Il faudrait en envoyer 800 000 par minute pendant trente ans pour réduire de 1,8% l'ensoleillement sur Terre. Le procédé requis pour satelliser ces petits disques reste à inventer. Quant au coût de l'opération, il se chiffrerait en milliards de milliards de dollars...

Injecter du soufre dans la stratosphère (solution SRM)

En 2006, le prix Nobel de chimie 1995, Paul Crutzen, soutient l'idée de larguer un million de tonnes de soufre dans la stratosphère. Cette opération conduirait à la formation de molécules ayant un fort pouvoir réfléchissant. C'est l'éruption du mont Pinatubo de 1991 qui avait dispersé 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre et amené un refroidissement planétaire, qui est à l'origine de cette idée.

Source : lefigaro.fr


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Information recueillie par Tanka

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