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Cette actualité a été publiée le 21/12/2009 à 20h32 par Tanka.


DOSSIER SPÉCIAL SUR LE SOMMET DE COPENHAGUE

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Dossier spécial sur le sommet de Copenhague

Information recueillie par Tanka

L'humanité ne se définit pas seulement par ce qu'elle crée, mais aussi par ce qu'elle choisit de ne plus détruire.

Le sommet de Copenhague fait l'objet d'une couverture médiatique exceptionnelle. A droite, comme à gauche, tout le monde semble mobilisé par cet évènement politique planétaire. Comme si la perception de la possible finitude du monde permettait de dépasser les clivages politiques. C'est d'ailleurs la lecture proposée par Le Figaro : « l'écologie, par delà les clivages politiques ». Cette présentation médiatique complaisante efface le fait que ce sont bien les développements de l'économie capitaliste qui ont conduit le monde à cette situation. Les contradictions de ce système seront des obstacles forts pour trouver de réelles solutions. Comme toute question politique, la question environnementale n'existe pas de manière « abstraite » mais est la traduction concrète d'affrontements d'intérêts contradictoires.

LA QUESTION ENVIRONNEMENTALE S'IMPOSE DANS L'AGENDA POLITIQUE A gauche, la question environnementale rencontre généralement deux types d'attitudes : les « passionnés », qui y voient la lutte politique fondamentale du XXIe siècle, et les « agacés », par cette folie médiatique qui fait oublier à certains la réalité sociale. La question environnementale devrait pourtant mobiliser tout le monde car il y a bien une évolution problématique du climat.

Les travaux du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) montrent qu'une hausse des températures est prévisible dans les années à venir et que cette hausse résulte très probablement de l'augmentation du CO2, fruit de l'activité humaine. Les concentrations de gaz carbonique dans l'atmosphère ont en effet augmenté très fortement avec le développement du capitalisme : 379 ppm [2] en 2005 contre 280 ppm avant l'ère industrielle (1750). C'est donc principalement le résultat de l'activité économique des pays dits « développés ». Le GIEC constate que le réchauffement du système climatique s'observe concrètement : à travers l'accroissement accéléré des températures moyennes mondiales de l'atmosphère (la vitesse moyenne du réchauffement au cours des cinquante dernières années – 0,13°C par décennie – est environ le double de ce qu'elle a été sur les cent dernières) et de l'océan, la fonte généralisée de la neige et de la glace, et l'élévation du niveau moyen mondial de la mer (+17 cm au cours du XXe siècle). Une augmentation du nombre des cyclones tropicaux intenses est observée depuis 1970.

Pour le GIEC, les impacts du changement climatique se traduiront dans au moins cinq domaines : des phénomènes climatiques aggravés, un bouleversement de nombreux écosystèmes, des crises agricoles, des dangers sanitaires, des déplacements de population (en lien avec la hausse du niveau des océans).

Si la majorité des scientifiques se sont ralliés à l'analyse générale du GIEC, il faut souligner cependant l'existence d'une minorité scientifique qui postule que le réchauffement climatique est une évolution naturelle cyclique et qui n'a rien à voir avec la hausse du CO2. Il n'est jamais évident pour le politique de se positionner dans un débat scientifique mais force est de constater que les travaux du GIEC font l'objet d'une large approbation dans la communauté scientifique. De plus, même une partie de ceux qui contestent le lien de cause à effet « CO2 – réchauffement climatique », ne conteste pas l'existence de ce réchauffement et des dangers qu'il comporte.

De toute façon, la question environnementale ne peut être réduite à une question de carbone et de réchauffement climatique. D'abord parce que les gaz à effet de serre (GES) sont constitués de rejets de dioxyde de carbone (CO2) (77 % des émissions anthropiques totales en 2004), mais aussi de méthane (CH4), de protoxyde d'azote (N2O) et de différents gaz frigorigènes (HFC, PFC et SF6). Ensuite, parce qu'un des grands défis pour le système économique sera de trouver des alternatives face à des ressources naturelles en cours d'épuisement à court / moyen terme. Également, parce que la biodiversité est mise à mal par l'exploitation acharnée des espaces ruraux à certains endroits de la planète. Enfin, parce que tous ces problèmes environnementaux (pollution atmosphérique mais aussi de l'eau et de la terre) mettent en péril la santé des individus sur cette terre. Il y a donc bien une question environnementale incontournable à l'agenda politique de ces prochaines années.

par David Torrès, Simon Thouzeau

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