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Diminuer -Olala pas supprimer!- sa consommation de viande pour sauver le climat et la biodiversité! - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 25/01/2010 à 01h47 par Michel WALTER.

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Diminuer -Olala pas supprimer!- sa consommation de viande pour sauver le climat et la biodiversité!

Chronique d'une planète sous tension découverte par le Mich

Et si la sauvegarde de la biodiversité mondiale et du climat devait se traduire inéluctablement par une modification drastique de notre mode de vie, de nos valeurs ? C'est du moins la thèse, partagée par plusieurs sociologues, écologistes, économistes et autres experts, de Rajendra Pachauri, président du Groupe d'Experts intergouvernemental sur l'évolution du Climat (GIEC).

La société moderne fait fausse route en axant toute sa richesse et sa réussite sur les biens matériels, sur le capitaliste parfois sauvage. Elle s'entête constamment à encourager ses membres à consommer davantage, pour rayonner bêtement au sein d'une collectivité matérialiste, abrutissante, aliénante. Cette obsession de la consommation abusive, de la surproduction dévastatrice et de la croissance à tout prix est délétère, extrêmement dangereuse. La restructuration de la société moderne est impérative. Et, selon M. Pachauri, les changements climatiques actuels seront un élément déclencheur à cette prise de conscience planétaire.

Le président du GIEC entrevoit déjà le premier effort collectif à entreprendre pour endiguer l'hémorragie climatique et biologique de notre planète ; réduire sa consommation de viande.

Le cycle de production de la viande est intensif et hautement énergivore. Des quantités pharaoniques d'eau, de médicaments et d'aliments, notamment les céréales dont la production, autrefois destinée à l'alimentation humaine, est désormais détournée en majeure partie pour nourrir les bestiaux, sont nécessaires à l'élevage intensif d'animaux. Cette industrie génère annuellement des tonnes de GES dans l'atmosphère ; dioxyde de carbone, méthane (25 fois plus dommageable que le CO2 en terme de changements climatiques) et hémioxyde d'azote (potentiel de réchauffement climatique 296 fois supérieur au dioxyde de carbone).

Ainsi, en réduisant notre consommation de viande, et nos habitudes alimentaires en général, nous diminuons directement notre empreinte écologique. En ces temps de crise de la biodiversité et du climat, cette transformation est souhaitable. Néanmoins, M. Pachauri réitère la nécessité d'éduquer les gens à ces réalités, afin que tous puissent saisir les impacts de leur consommation sur les peuples de la terre et les écosystèmes dont nous dépendons tous. Seule l'éducation populaire pourra engendrer un changement profond des mentalités.

Et, j'ajouterai simplement ; Le mauvais traitement infligé aux animaux de fermes industrielles, le dopage antibiotique et hormonal administré au bétail, les émissions de GES, la contamination de nappes phréatiques, l'épuisement des ressources, la crise alimentaire mondiale, la déforestation massive et les changements climatiques seront-ils influencer votre consommation de viande ?

M.
(Source ; Rajendra Pachauri (propos recueillis par Elena Sender), «Nous devons changer notre système de valeurs», Magazine Sciences et Avenir, Hors-série, Numéro 161, Janvier et Février 2010)

Publié par Marie-Pierre.B.
Libellés : Biodiversité et espèces en péril, Changements climatiques ; explications et impacts

Source planetesoustension

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

      

 

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Commentaires des internautes

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Commentaire laissé par Lo le 25/01/2010 à 22h47

Pourquoi "Diminuer -Olala pas supprimer-" ? Diminuer c'est bien, arrêter c'est encore mieux, comme pour toutes les addictions! D'abord semi-végétarienne, je le suis devenu totalement tout naturellement car moins on mange de viande, moins on en a envie -pour ne pas dire plus ça vous dégoûte. J'en viens même à "arrêter" le poisson, vu l'état des stocks halieutiques et mon affection pour les poissons rouges.

Si l'on considère que l'industrie de l'élevage est extrêmement néfaste pour la santé de la planète (et la nôtre, soit dit en passant), pourquoi ne pas envisager de cesser carrément de consommer ce type d'aliment, ou au moins d'en acheter ? Si la grand-mère nous sert une poule au pot de sa basse-cour ou un ami berger un agneau de son troupeau, il serait malvenu de refuser de partager le plat qu'il a préparé (avec un animal sain et élevé par lui), mais faire le choix de s'arrêter ou pas au rayon boucherie-charcuterie ressort de notre responsabilité personnelle.

Changer son comportement, c'est faire passer ses principes au dessus de ses habitudes, réfléchir aux implications de ses actes. D'un point de vue éthique, on peut se demander s'il est sain de trouver son plaisir dans la conséquence de la souffrance d'un être sensible. On imaginerait pas manger son chat ou son frère, mais pourtant si on nous le servait bien préparé, on croirait que c'est du lapin ou du mouton...

Je ne suis pas en accord avec les vegan qui refusent tous les produits animaux (oeufs, lait, cuir, laine) car leur logique signifie la fin des animaux domestiques, vaches, moutons, cochons, poules, qui sont bien beaux à voir dans les prés de nos campagnes. Mais pour rien au monde, connaissant leurs conditions de torture, je ne participerai au marché des bêtes élevées en camps de concentration (il y en a que le mot fait bondir, mais ce n'est pas une comparaison, c'est un fait).

Vis à vis de la planète et des animaux, nos choix alimentaires deviennent cruciaux: question de conscience...