Difficiles négociations sur le climat à Durban - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 10/12/2011 à 14h44 par Kannie.


DIFFICILES NÉGOCIATIONS SUR LE CLIMAT À DURBAN

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Difficiles négociations sur le climat à Durban

Une activiste d'Oxfam, hier à Durban. Selon l'ONG britannique, les changements climatiques aggraveront les crises alimentaires.

 

L'Inde et les États-Unis refusent toute contrainte inscrite noir sur blanc. La Chine émet quant à elle des réserves. La conférence joue ce samedi les prolongations.

La 17e conférence sur le climat, qui se tient à Durban (Afrique du Sud), n'a pas dérogé à la règle. La réunion, qui devait s'achever vendredi soir, se poursuit ce samedi par une ultime séance marathon de négociation. Faute de temps, la conférence risque d'aboutir sur un échec.

Les représentants des 192 pays tentent toutefois de trouver un accord pour répondre à un grand objectif inscrit il y a deux ans à Copenhague : limiter les émissions mondiales de gaz à effet de serre afin d'éviter que la hausse des températures ne dépasse les 2 °C. Un seuil au-delà duquel les scientifiques prévoient des bouleversements importants pour les populations du monde entier.

Depuis l'ouverture de la conférence il y a quinze jours, l'Union européenne souhaite rallier l'ensemble des 192 pays membre de l'ONU à un document qui rendrait contraignantes, à terme, les réductions d'émissions de gaz à effet de serre et prendrait le relais du protocole de Kyoto. Ce dernier serait alors prolongé en attendant la ratification du nouvel accord. Mais plusieurs grands États dont les États-Unis et l'Inde refusent toute idée de contrainte inscrite noir sur blanc, la Chine de son côté soufflant alternativement le chaud et le froid.

Un texte pas assez ambitieux pour la France

En fin d'après-midi vendredi, l'optimisme était mesuré. Pour la première fois, un texte était sur la table prévoyant la création d'un cadre légal, avec un calendrier (un début de négociation fin 2012 et une mise en application à partir de 2020). Mais celui-ci devait encore passer à la moulinette de toutes les délégations. Et certains Européens, dont la France, ne le jugeaient pas suffisamment ambitieux.

D'autres avancées étaient encore en balance et notamment la fameuse mise en place du «fonds vert» dont il s'agit de créer la structure, mais aussi de prévoir les financements. Il y a deux ans à Copenhague, les chefs d'État se sont engagés à y mettre 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020. La possibilité de créer une taxe sur le fret maritime et aérien est au coeur des discussions.

La pression est aussi de plus en plus forte pour que l'agriculture entre dans le système de négociations. Elle représente 14 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et serait supérieure aux émissions du transport si on y ajoute la disparition de la forêt à son profit.

«Pourquoi attendre le cinquième rapport du GIEC ?»

Une chose est sûre, les scientifiques sont apparus tous ces jours comme les plus pessimistes. Dans un rapport récent, le PNUE (programme des Nations unies pour l'environnement) rappelait que les réductions de gaz à effet de serre actuellement mises en oeuvre par les États «sont totalement incompatibles avec un objectif de 2°C». Même avec ces engagements «nous aurons entre 15 % et 20 % d'émissions en trop en 2020», insiste le climatologue Jean Jouzel.

Dans ce contexte, le manque de volontarisme des États-Unis et dans une moindre mesure de la Chine a été très critiqué à Durban avec l'espoir, in fine, de les faire bouger.

Si dix pays concentrent les deux tiers des émissions mondiales de CO2, «les émissions cumulées de la Chine et des États-Unis, respectivement premier et deuxième pays émetteur de la planète, représentent 42 % des émissions mondiales», souligne l'AIE, (agence internationale de l'énergie) dans son dernier rapport.

À moins que les données scientifiques accumulées depuis des années ne jouent plus l'effet électrochoc escompté.

«Quand j'entends certains pays dire qu'il faut attendre le cinquième rapport du Giec (groupe intergouvernemental d'experts sur le climat) en 2014, je suis très étonné. Le quatrième rapport allait déjà exactement dans le même sens que les trois précédents en matière de réchauffement climatique et ce devrait être pareil pour le prochain», explique Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du Giec.

 

Un article de Marielle Court, publié par lefigaro.fr

 

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Auteur : Marielle Court

Source : www.lefigaro.fr