Développement durable : 2030 est à nos portes, comment s'y préparer ? (2/3) - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 04/08/2011 à 02h01 par Kannie.


DÉVELOPPEMENT DURABLE : 2030 EST À NOS PORTES, COMMENT S'Y PRÉPARER ? (2/3)

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Développement durable : 2030 est à nos portes, comment s'y préparer ? (2/3)

 

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Pour Ray Hammond (Le Monde en 2030), six facteurs majeurs de changement façonneront le monde en 2030 : il y a d'abord l'explosion de la démographie mondiale et les modifications de démographies sociétales. Les changements climatiques et environnementaux, la crise énergétique à venir, la globalisation croissante, l'accélération du développement exponentiel de la technologie. Bien d'autres facteurs influeront sur la vie humaine et la société dans les pays développés et les pays en voie de développement d'ici un quart de siècle, mais ces six facteurs sont de loin ceux qui auront l'impact le plus déterminant.

On le voit, l'auteur pense que la mondialisation sera toujours là, nous n'en sommes pas convaincus. Tout est structuré par l'énergie, certes, il y aura du pétrole, il sera cher, tout le monde ne pourra pas se le permettre, il pourra même être arraché par la force.

Justement, les guerres vont structurer durablement le paysage planétaire. S'y ajouteront les conflits de civilisation savamment entretenus par une mondialisation -laminoir qui continuera à broyer les identités et les spiritualités, ce sera la guerre de tous contre tous. Une nouvelle humanité d'esclaves permettra aux empires (occidental, et asiatique) de se faire la guerre par peuples faibles interposés. Trois types de guerres vont structurer le futur, les guerres pour les matières premières, les guerres pour l'eau et les guerres pour la nourriture dans un environnement climatique de plus en plus hostile.

En 2030, le monde sera plus interdépendant et plus interconnecté. Les bienfaits ne profiteront qu'aux pays avancés. De plus, le monde sera encore plus inégal donc, potentiellement plus instable et plus conflictuel.

L'inégalité dans la distribution de la richesse continuera de se creuser. La religion restera un facteur important dans les comportements et les attitudes sociales mais son impact sur la vie publique ne devrait pas beaucoup changer.

L'Afrique et le Moyen-Orient vont demeurer des régions d'instabilité chronique à l'horizon 2025-2030, avec de nombreux risques d'exacerbation du fait des évolutions démographiques, climatologiques et économiques.

Le Produit intérieur brut de la Chine devrait tripler d'ici à 2025-2030. L'Inde deviendra la quatrième puissance économique mondiale. La fin du pétrole bon marché est avérée. Le baril à trois cents dollars n'est plus un mythe. Le Nord pompe à tour de bras depuis près de cent cinquante ans, et le Sud aspire logiquement à le rejoindre.

Le problème pour les pays industrialisés est de convaincre les Indiens et les Chinois que leur niveau de vie va s'arrêter à 1500 dollars par habitant, pendant que eux, les riches, sont à 30.000 dollars. Qui se soucie en fait, des populations les plus vulnérables, de celles qui, par centaines de millions, seront les premières victimes d'un pétrole toujours plus cher, qu'elles ne pourront plus s'offrir ? Qui se soucie des futurs réfugiés écologiques ? Après avoir connu les réfugiés politiques, puis les réfugiés économiques, voici venir le temps des réfugiés écologiques.

Comment se préparent les pays à ce rendez-vous avec l'inconnu ?

La dépendance de l'Occident envers les importations d'énergie augmente. Les importations, dont certaines sont en provenance de régions menacées d'insécurité, pourraient passer de 50% aujourd'hui à 70% dans 20 ans. La demande mondiale d'énergie augmente, surtout la demande des pays d'Asie en très forte croissance (Chine, Inde...). Les prix du pétrole et du gaz sont en hausse, et devraient se maintenir à des niveaux élevés. Le pic pétrolier est dépassé. Les réserves en uranium ne sont pas infinies. Elles se situent autour d'une soixantaine d'années, compte tenu des consommations et des réserves connues actuelles.

Il existe un risque de changement climatique, si l'on ne développe pas des énergies alternatives aux énergies fossiles. Le livre vert indique que des investissements en capacités de production d'énergie pour les vingt prochaines années sont de l'ordre de 1000 milliards d'euros, en Europe, pour faire face au vieillissement des infrastructures.

Préparer la France à vivre avec quelques degrés de plus, voilà l'objectif de ce plan sur 5 ans, premier du genre en Europe. Pour anticiper les effets inéluctables du réchauffement climatique prévu d'ici la fin du siècle, la France va se doter d'un plan national d'adaptation décliné en plus de 230 mesures et présenté par la ministre de l'Ecologie, N. Kosciusko-Morizet.

«Le changement climatique ne faisant aucun doute, l'incertitude qui plane encore sur son ampleur ne doit pas empêcher l'action». Hausse des températures, sécheresses plus intenses et plus fréquentes, baisse des précipitations estivales ou encore fonte des glaciers sont attendues dans les prochaines décennies.

Pour le seul exemple de l'eau, le plan reprend l'idée d'une réduction de la consommation de 20% d'ici 2020, par des aides pour récupérer l'eau de pluie, réutiliser les eaux usées traitées, ou encore mieux détecter les fuites sur les réseaux d'approvisionnement en eau potable. Ces dernières sont actuellement responsables de 25% des pertes de ce précieux élément naturel.

L'eau est un élément majeur dans la vie, son utilisation est variable. Les estimations, quant à la quantité d'eau nécessaire pour l'agriculture US, sont données par le professeur Pimentel, de l'Université de Cornell pour 1 kilo de pommes de terre: 500 litres d'eau, pour 1 kilo de blé: 900 litres d'eau, etc.

De même, s'agissant de l'énergie, la pénurie inéluctable imposera de consommer local. L'aviation sera un luxe.

Conclusion

Un réchauffement de 2°C d'ici la fin du siècle équivaudrait à un déplacement de près de 360 km vers le Nord : la plupart des ensembles forestiers sont incapables de migrer spontanément à cette vitesse virtuelle de 10 cm/jour. De plus, nous exploitons un «stock fini» de matières premières qui s'épuisera bientôt, croissance aidant. La pénurie nous guette, et plus vite qu'on ne le croit : dans trente ans, il ne restera plus de pétrole ; dans 60 ans, plus de gaz naturel ; avant la fin du siècle plus d'uranium. La seule solution c'est d'aller vers la sobriété énergétique en évitant tout ce qui est superflu et en revoyant fondamentalement le paradigme consommation d'énergie -niveau de vie.

La nature est la première victime de la gabegie des hommes. Beaucoup d'écosystèmes sont à l'agonie. L'homme s'autorise à prendre la place de tous les autres êtres vivants, qu'il considère comme n'ayant aucun intérêt s'ils ne lui sont pas directement utiles. Alors il tue, il pollue, il saccage.
 
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Auteur : Pr Chems Eddine Chitour

Source : mondialisation.ca