Deuxième édition du colloque Biotech World à Oran - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 26/04/2010 à 21h15 par Jacques.


DEUXIÈME ÉDITION DU COLLOQUE BIOTECH WORLD À ORAN

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Deuxième édition du colloque Biotech World à Oran

La forte industrialisation des pays du Nord et l'uniformisation de la nature pour répondre à un modèle de consommation soutenue se sont faites au détriment de la biodiversité.

Le développement des ressources génétiques se trouve saturé de par la faible biodiversité dans ces pays qui se trouvent contraints de s'ouvrir aux pays du sud où se trouve concentrée environ 90% de la biodiversité mondiale.

Ainsi des partenariats Nord-Sud accrus se sont développés dans les domaines des sciences de la vie. Nos ressources génétiques, principalement bactérienne, végétale ou animale mais aussi humaines, et les savoirs traditionnels qui y sont associés, développés patiemment depuis des générations font l'objet de partenariat scientifique certes profitable pour la formation de nos chercheurs, mais dont les résultats, parfois sujets à brevets, ne sont d'aucun apport direct pour le bien être de nos populations.

Bien que la convention de Rio (1992) consacre la souveraineté des Etats sur leurs ressources génétiques, l'Organisation Mondiale du Commerce universalise le système des brevets sur le vivant. Les produits vivants brevetés seront alors protégés dans tous les Etats membres de l'OMC, trop souvent au bénéfice des pays nantis par rapport aux pays moins développés.

Le déséquilibre est encore accentué par le fait que les pays en voie de développement, surtout en Afrique, ne peuvent pas ou ne veulent pas mobiliser les moyens financiers nécessaires à la recherche afin de développer eux-mêmes divers produits, les breveter pour les protéger dans ce cadre universel.

Il est maintenant évident que le siècle de la biotechnologie que nous vivons va révolutionner notre mode de consommation. La directive européenne 98/44/EC de 1998 concernant la protection juridique des inventions biotechnologiques autorise à breveter jusqu'à des parties du corps humain.

Un brevet américain sur le haricot jaune du Mexique prive même ce pays de disposer librement de sa ressource naturelle. Dans un avenir très proche, il n'est pas improbable que l'Algérie doive acheter des engrais biologiques adaptés à son sol, parfois fabriqués à base de matériel isolé de son propre sol par ses propres chercheurs mais certainement protégés par des brevets étrangers.

Dans un avenir très proche, la médecine prédictive et préventive incitera à la consommation de nouvelles molécules thérapeutiques spécifiques aux populations .Dans le cadre de cette thérapie on achètera, encore de l'étranger, des molécules brevetées, spécifiques à nos populations et qui ont été élaborées à partir de notre propre patrimoine génétique.

Il est urgent de prendre conscience de l'enjeu immédiat et futur très proche du rôle des Biotechnologies dans le monde et leurs impacts sur la souveraineté nationale. Il est largement admis que la biotechnologie constitue après les technologies de l'information, la prochaine révolution technologique.

L'université et les centres de recherches algériens sont appelés à concevoir une recherche au service du développement, et donc à s'ouvrir sur la société et le secteur utilisateur. Le problème de notre recherche est qu'elle n'a pas d'interface dans la société qui assimile ce qu'elle fait et ce qu'elle est capable de faire.

Il faut donc réfléchir à créer en urgence cette interface : créer au niveau des centres de recherches et des universités des incubateurs de Start-up, qui constitueront les interfaces Université-Société.

Le Deuxième Colloque international de Biotechnologie "BioTech World 2010", sous le thème "Start-ups de biotechnologie", verra la participation d'éminentes personnalités dans les différents domaines de la biotechnologie (santé, agriculture, environnement, ...).

Ce sera une occasion de rencontrer des managers de start-ups, des chercheurs de grandes firmes pharmaceutiques, des scientifiques de grands centres de recherche, des compétences algériennes exerçant à l'étranger, tous désireux d'échanger avec nos chercheurs, de confronter les expériences et proposer les meilleures réponses aux préoccupations scientifiques de l'Algérie.

Cette importante manifestation sera l'occasion de faire le point sur les biotechnologies et de relater les expériences de l'incubateur du centre de biotechnologie de Sfax en Tunisie, de l'incubateur de l'université de Liverpool en Grande Bretagne , de l'expérience de l'Institut Dasman du Koweit, des spin off de l'université de Gembloux en Belgique et bien d'autres.

Une douzaine de conférences en plénière, une centaine de communications orales et plus de 120 communications affichées feront l'objet de cette riche rencontre.


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Source : portail.cder.dz

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