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Deux Sèvres - marais poitevin: assèchement chronique des cours d'eau - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 22/04/2010 à 12h31 par Lo.

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Deux Sèvres - marais poitevin: assèchement chronique des cours d'eau

Réunies au sein de “ Carg'eau ”, les associations de pêche et de protection des milieux vont instaurer vigilance et surveillance pour les cours d'eau.

A près un assèchement d'un cours d'eau, il faut trois ans pour reconstituer le milieu, c'est-à-dire la faune et la flore. Avant 1989 et l'aparition de l'irrigation, nous observions une sécheresse en moyenne tous les cinq ans. Mais depuis cette époque, nous connaissons tous les ans une situation de crise. L'année dernière, il y a eu 500 km d'assec sur les 750 km de rivières et bassins sensibles. Il y en a marre, nous ne voulons plus nous laisser faire. “Nous connaissons tous les ans une situation de crise”

Les dirigeants de la fédération départementale de pêche, Deux-Sèvres Nature Environnement, la coordination du Marais poitevin et l'Apieee (association pour la protection, l'information, les études sur l'eau et l'environnement) ne veulent plus voir leurs cours d'eau se vider chaque année sans agir. Ils ont donc décidé, bien en amont de la saison sèche, de mettre en place une surveillance « à la culotte » des cours d'eau et d'alerter régulièrement autorités et opinion publique sur leur situation.

Dès la mi-juin, et peut-être même avant, compte tenu du fait que les pluies de cet hiver n'empêchent déjà pas d'observer une situation de tarissement des nappes et l'amorce d'une baisse du niveau des cours d'eau, les agents de la fédération, les pêcheurs des associations locales, et les écologistes de l'Apiee, vont monter et descendre les berges pour observer l'évolution des niveaux. Et faire remonter leurs observations et leurs doléances en parlant d'une même voix, au nom de « Carg'eau », une entité qui les fédère depuis quatre ans déjà.

C'est ensemble aussi, face notamment au lobby des irrigants, qu'ils demandent d'être entendus pour la mise en place d'indicateurs de surface (de simples échelles de mesure) en des endroits précis et significatifs. Ou qu'ils réclament une diminution des captages par les irrigants en fonction des volumes réellement prélevés.

Pour Carg'eau, la situation des cours d'eau et des nappes des Deux-Sèvres est d'ores et déjà inquiétante.

Philippe Micard


Source: La Nouvelle République

Voir aussi:
Le Marais Poitevin, un espace en crise

L'étude comparative de l'évolution des sols entre 1973 et 1991 met en évidence le recul considérable des espaces de grand intérêt biologique qui ont fait la réputation de cette région.

Sur les 60 000 hectares de prairies naturelles humides cartographiés en 1973, quelque 33 000 hectares avaient disparu en 1990, au profit des cultures céréalières. Entre 1979 et 2000, les chiffres du recensement général agricole font état d'une évolution considérable des superficie de marais traitées en drainage souterrain (32 000 hectares recensés en 2000).

Cette évolution, fortement encouragée et directement financée par les pouvoirs publics (l'Etat, les Conseils Régionaux, les Conseils Généraux), a bien évidemment été accompagnée d'une modification profonde de la gestion hydraulique :

- les travaux d'hydraulique agricole affectant les grands émissaires (la Sèvre Niortaise, le Lay, la Vendée) pour en augmenter le débit ont été multipliés;

- les nouvelles pratiques culturales ont imposé un rabattement général de la nappe phréatique, mettant directement en péril la conservation des espaces humides restants, gagnés à leur tour par l'assèchement.

De plus, les chiffres cités datent aujourd'hui considérablement. Ils mériteraient d'être mis à jour, puisque, malgré les innombrables déclarations d'intention qui se sont multipliées depuis 1991, cette évolution très négative s'est poursuivie.

Ainsi, la mise en oeuvre de la nouvelle Politique agricole commune à partir de 1992, s'accompagnant de mesures agri-environnementales visant à préserver les prairies naturelles, n'a pas empêché la mise en culture de plus de 3 000 ha de prairies entre 1992 et 1997.

Le montant des primes à la production accordées aux céréales, et particulièrement au maïs, encouragent largement de tels investissements.

Parallèlement, depuis le début des années 1980, un nouveau facteur est intervenu, aggravant le déficit hydrique estival qui caractérise la climatologie de la région. Il s'agit du développement de l'irrigation des cultures en périphérie du marais, dans les plaines bordières, évolution là encore encouragée par les pouvoirs publics, et notoirement financée par l'Agence de Bassin.

Les prélèvements d'eau dans les aquifères sont aujourd'hui considérables : ils ont été évalués, par exemple, à 40 millions de mètres cubes/saison pour la seule partie vendéenne de la plaine...

Lire la suite sur marais-poitevin.org

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