Désertification : un phénomène complexe - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 04/06/2011 à 15h55 par Fred.


DÉSERTIFICATION : UN PHÉNOMÈNE COMPLEXE

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Désertification : un phénomène complexe

 
Titre original : Désertification : un phénomène complexe qui nécessite des solutions hardies
 

Selon l'Institut de Recherche pour le Développement, les causes de la désertification sont d'abord à rechercher dans les sécheresses que le Sahel a connues. Les sécheresses ont été les révélateurs de la désertification dans ces zones.

La pluviosité moindre et sa variabilité plus grande ont accru la vulnérabilité des ressources naturelles à la dégradation, et il est devenu moins facile aux systèmes écologiques et sociaux de résister. ‘'Cependant, on a observé que l'impact de ces sécheresses est faible ou négligeable là où l'impact humain et animal est faible ou nul.

En effet, la végétation et les sols des régions arides se sont adaptés à des conditions de sécheresses récurrentes au cours des siècles et des millénaires passés, acquérant une capacité à récupérer leurs caractéristiques après perturbation (c'est la résilience).

Pour l'ensemble des auteurs, l'accentuation des phénomènes de sécheresse n'est pas à l'origine de la désertification, mais elle constitue un facteur important d'aggravation de l'effet anthropique sur la dégradation des terres en zones sèches'', note l'institut de recherche.

Quant aux techniques de lutte contre la désertification, elles ont fait l'objet de nombreuses recherches. Il n'existe malheureusement aucune solution scientifique toute faite pour contrôler la désertification, et personne n'est en mesure de fournir une réponse simple.

Il existe cependant de nombreuses solutions partielles mises au point pour des conditions particulières dans des régions précises. Les solutions sont spécifiques de chaque lieu et de chaque situation. La science et la technologie constituent des outils essentiels dans la lutte contre la désertification. Le rôle de la recherche est de produire les connaissances et les technologies permettant de répondre aux besoins des populations.

L'IRD est présent dans la plupart des pays touchés par la désertification. Sans développer tous les aspects qui donnent lieu à de nombreuses recherches, trois exemples : les observatoires, l'apport essentiel de la télédétection pour le suivi et l'évaluation de la désertification et les problèmes fonciers si particuliers au Sahel.

Evoquant les changements climatiques, l'institut note qu'un questionnement et un débat permanents existent sur les interactions réciproques entre désertification et changements climatiques. Les termes en sont à la fois complexes et controversés.

 


 

‘'La difficulté provient du fait que nos connaissances, sur les processus de dégradation des terres et sur les mécanismes des changements climatiques, sont encore bien incomplètes. En résumé, et malgré les incertitudes existantes, il semble que les changements climatiques globaux prévisibles devraient se traduire dans les zones sèches subtropicales par un accroissement des conditions d'aridité, ce qui aggraverait la pression des populations sur les ressources et la dégradation des terres.

En retour, il est probable que la dégradation des terres en zone sèche, contribue à modifier le climat au niveau global. L'influence sur le bilan d'énergie global de l'atmosphère pourrait provenir de façon conjuguée de la modification de l'albédo, de la modification de l'humidité des sols et du bilan hydrique, du changement de rugosité des surfaces, de l'émission de poussières, et des variations dans l'émission ou le stockage de carbone'', indique l'IRD.

Cependant, l'importance relative de cette contribution n'est pas connue et l'influence de chaque facteur varie suivant les zones concernées. S'il était reconnu et vérifié que la dégradation des terres en zones sèches exerce une influence sur le climat global, la lutte contre la désertification prendrait une importance accrue pour la communauté internationale et notamment les pays développés.

Au Niger, des actions tendant à lutter contre cette désertification sont menées par les services compétents. Ainsi, les résultats à mi - parcours de la feuille de route du Ministère de l'Eau, de l'Environnement et de la Lutte Contre la Désertification, indiquent que par rapport aux actions de restauration de l'environnement, les six (6) aspects suivants ont été retenus :

sur une prévision de 4.000.000 de plants forestiers, 4 933 000 ont été produits, soit un taux de réalisation de 123%. Concernant la récupération des terres dégradées, 31 500 ha ont été traités, sur une prévision de 15.000 ha, soit un taux de réalisation de 210%.

Pour ce qui est de la fixation des dunes, sur un objectif de 2.000 ha, 4 235 ha ont été traités, soit un taux de réalisation de 212%.

En matière de reboisement, une superficie de 1705 ha a été emblavée au gommier sur une prévision de 1500 ha soit un taux de réalisation de 114%. En matière de pêche, 13 mares ou retenues d'eau ont été empoissonnées sur une prévision de 15, soit un taux de réalisation de 87%.

Dans le cadre de la lutte contre les plantes envahissantes, 8 plans d'eau ont été concernés sur une prévision de 16 soit un taux de réalisation de 50%. Au titre des résultats relatifs aux solutions apportées au changement climatique, des actions prioritaires comme le lancement du projet de la Grande Muraille Verte sont retenues.

En effet, suite à son lancement intervenu à N'Djamena en juin 2010, le processus de mise en oeuvre de ce projet est en cours à travers notamment un début de mobilisation des ressources nécessaires à la composante nationale.

 
Lien corrompu : cliquer ici

 

Un article de Oumarou Moussa, publié par lesahel.org

 

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Auteur : Oumarou Moussa

Source : lesahel.org