Des traces d'OGM décelées dans le coton bio indien - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 23/01/2010 à 15h49 par Tanka.


DES TRACES D'OGM DÉCELÉES DANS LE COTON BIO INDIEN

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Des traces d'OGM décelées dans le coton bio indien

Information recueillie par Tanka

TEXTILE | L'affaire fait tache dans une filière qui cherche depuis quelques années à promouvoir la fibre écologique. H&M et C&A sont notamment concernés.

Les fashionistas «responsables» sont encore une niche pour l'industrie textile. Mais selon une récente étude de l'Institut français de la mode, la part des vêtements bio et éthiques croît de manière rapide (1,5% du marché hexagonal en 2008 contre une proportion encore presque nulle en 2007). De grandes marques s'approvisionnent notamment en coton organique, cultivé selon des normes environnementales et vendu au final de 10 à 15% plus cher.

Fraude avérée pour Delhi

Hier, le Financial Times allemand expliquait toutefois que des traces d'OGM avaient été retrouvées dans des fibres dûment certifiées en Inde, le premier pays producteur de coton bio. Une fraude qui avait été découverte, et sanctionnée, par les autorités de Delhi en avril 2009. Parmi les distributeurs concernés, H&M et C&A. Les deux chaînes de vêtements déclarent mener leur propre enquête à l'interne.

«Nous avons acheté 3400 tonnes de coton bio indien en 2009, certifiés par la société hollandaise Control Union, explique Verena Cottier, porte-parole d'H&M en Suisse. Pour l'instant, nous ne savons pas exactement quel est le pourcentage de l'assortiment Organic Cotton touché par ce problème. En cas de doute, les clients peuvent, sans autre, retourner leurs achats dans nos filiales.»

De son côté, Coop, qui commercialise plus de 400 vêtements sous le label Naturaline, n'est pas concernée par cette fraude, assure son porte-parole Nicolas Schmied, qui précise que le distributeur se fournit exclusivement auprès de la société suisse Remei AG. Enfin, la firme vaudoise Switcher, qui entend convertir l'entier de son assortiment au coton bio dès 2011 – aujourd'hui, cela représente 15% de ses achats en coton – va soumettre ses T-shirts à des tests supplémentaires dans un laboratoire zurichois.

Plus de 50% du coton produit avec des OGM

Reste que pour Tobias Meier, de chez Helvetas, l'affaire mérite surtout des éclaircissements. «On ne sait pas qui sont les auteurs de la fraude et de quels résidus OGM il s'agit, explique-t-il. Si cela concerne des semences génétiquement modifiées, ce serait alors un vrai scandale. Mais si ce sont des poussières, portées par le vent en provenance d'un champ voisin, la problématique est autre. A savoir les critères à mettre en place dans ce domaine pour délimiter le seuil de tolérance aux OGM. Ceux-ci sont en discussion au sein des organismes de certification.»

Car pour le responsable du commerce équitable de l'ONG basée à Zurich, le véritable scandale réside dans la culture globale du coton, dont plus de 50% de la production est génétiquement modifiée. Parmi les grands pays producteurs, l'Inde mais aussi la Chine.

Source : 24heures.ch

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